Yannick Baillat, basé à Courry (Gard), développe un projet ambitieux de carrosserie végétale à base de lin pour son véhicule nommé The toy. Présenté en juin au pôle mécanique automobile d'Alès-Cévennes, ce concept promet de réduire de 70 % les émissions de carbone dès 2028, répondant aux normes de décarbonation qui encadrent le secteur automobile depuis 2019.
Un projet soutenu par les producteurs de lin
Après la présentation à Alès, Yannick Baillat a rencontré les principaux producteurs français de lin, qui le soutiennent dans le développement d'une carrosserie végétale. « J'ai rencontré les principaux producteurs français de lin qui me soutiennent dans le cadre du développement d'une carrosserie végétale et non plus en carbone. Un concept qui pourrait se concrétiser en Occitanie », déclare-t-il. Le lin est noyé dans de la résine pour créer les éléments de carrosserie, remplaçant ainsi le carbone traditionnel.
De la théorie à la pratique
En 2021, Yannick Baillat avait présenté son projet, alors uniquement sur papier, à Olivier Martin, président de la communauté de communes De Cèze Cévennes. « L'attente de l'époque était au tout à l'électrique », reconnaît-il. Cependant, sa ténacité a porté ses fruits : Olivier Martin lui a ouvert des portes, et Yannick Baillat pilote désormais un groupe de travail avec Safilin, Terre de lin, BComp, l'École des mines d'Alès et Alliance for European flax-linen.
Deux applications innovantes
Le véhicule The toy disposera d'une carrosserie avec des éléments en lin non structuraux (capots, portes, ailes, pare-chocs). Par ailleurs, une application plus technique vise à réaliser une coque autoporteuse en lin pour le partenaire Occitan Vortex sas, éliminant définitivement le carbone. « Un process particulier mêlant tissus imprégnés et panneaux alvéolaires rigides Nida, coulés dans une résine, le tout cuit à basse température et monté en Occitanie », explique Yannick Baillat. Il espère créer de nombreux emplois et ouvrir à ses partenaires les portes du sport automobile.



