L'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) La Truite du Gapeau a récemment démantelé plusieurs barrages de pierres dans le lit du fleuve côtier, au niveau du Plan du Pont. Ces aménagements, qui créent des piscines naturelles pour les baigneurs, sont pourtant strictement interdits par l'article R214-1 du code de l'environnement.
Une catastrophe pour la biodiversité
« Ces petits barrages de pierres, même s'ils peuvent sembler anodins, sont une véritable catastrophe pour la biodiversité », déplore Vincent Petit, président de l'AAPPMA. En ralentissant ou en détournant le courant, ils réchauffent l'eau, bloquent la circulation des poissons et des invertébrés, modifient les habitats naturels et peuvent créer de véritables pièges pour la faune aquatique.
Des interventions récurrentes
Vincent Petit confie rencontrer ce type de situation de manière récurrente, notamment sur le domaine de La Castille et sur le parcours no-kill situé en dessous de la station d'épuration, au niveau du Plan du Pont. L'association souhaite alerter sur l'impact très négatif de ces petits barrages, particulièrement en période estivale, lorsque les cours d'eau sont déjà fragilisés par la chaleur et les faibles débits.
« Nous le savons, se baigner dans nos rivières fait partie d'une tradition ancienne et agréable en Provence. Profiter de l'eau, de la fraîcheur et de la beauté de nos milieux naturels est une chance », concède Vincent Petit, sans vouloir marteler un discours « écologiste moralisateur » ni « vouloir tout interdire ».
Une réglementation stricte
L'article R214-1 du code de l'environnement interdit officiellement cette pratique. Les garde-pêches de l'association interviennent régulièrement pour démanteler ces aménagements illégaux. L'association rappelle que, dans son intitulé, la protection du milieu aquatique compte autant que la pêche à la ligne.



