Bergerac : des habitants confrontés à des baisses de pression d'eau chroniques
Bergerac : pression d'eau faible, habitants en souffrance

Bergerac : un quartier en lutte contre la faible pression d'eau

Dans le secteur du Mont-de-Neyrat, au nord de Bergerac en Dordogne, une dizaine de maisons font face à un problème persistant de faible pression sur le réseau d'alimentation en eau. Cette situation, qui dure depuis plusieurs années, impacte sévèrement le quotidien des résidents, avec des conséquences pratiques et financières.

Un quotidien perturbé par des baisses de pression

Les habitants décrivent des conditions de vie inconfortables. Francis Fricout témoigne : « Chez moi, le problème s'est déclaré en septembre. Mon lave-vaisselle ne marchait plus, la douche était au minimum. J'ai fait changer mon cumulus et tout nettoyer pour voir si ça s'améliorait. Finalement, un technicien de Veolia est venu mesurer la pression : il y avait seulement 1,8 bar. »

La pression idéale en sortie de compteur est généralement estimée autour de 3 bars, bien que le minimum légal ne soit que de 0,3 bar. Dans ce quartier, les mesures sont souvent bien en deçà des attentes.

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Des disparités flagrantes avec les voisins

Jean-Jacques Bernad, propriétaire bailleur, constate une différence frappante : « Mon frère habite juste à côté, à 300 mètres plus haut, raccordé au réseau de Maurens. Lui, il a 8 bars de pression. Nous, on se bat depuis quatre ans pour une solution. »

Son locataire, Jean-Paul Rigoulet, vit le même calvaire depuis 2017 : « Il y a des jours où on n'a qu'un petit filet d'eau. Quand quelqu'un se douche, on ne peut pas faire la vaisselle en même temps. Les techniciens de Veolia sont venus quatre fois déjà. On nous a évoqué l'hypothèse d'un château d'eau trop bas ou l'impact de nouvelles constructions. »

Les solutions coûteuses envisagées

Face à ce problème, l'installation de surpresseurs individuels a été suggérée, mais le coût dissuade certains. Francis Fricout a obtenu un devis de 900 euros hors pose, tandis que Jean-Jacques Bernad évalue le sien à environ 2 000 euros. Un voisin, Jean-Paul Michel, a pris les devants : « On avait mesuré 0,8 bar. On ne pouvait pas recevoir des gens. J'ai installé un surpresseur à mes frais. Maintenant, la pression est là, mais elle reste irrégulière. »

Les réponses des gestionnaires du réseau

Société Veolia, concessionnaire du réseau, explique : « Le réservoir est à 72 mètres de haut et les maisons à 50 mètres, ce qui donne théoriquement 2 bars de pression au robinet, bien au-dessus du minimum légal de 0,3 bar. Le nombre de maisons peut affecter le débit, mais pas la pression. »

Jérôme Bétaille, président du syndicat gestionnaire (Smaep Coteaux pourpres), se veut rassurant : « On ne les abandonnera pas. Je me suis rendu sur place et nous avons voté la possibilité de prolonger le réseau depuis la source de Maurens. Cela représente 77 000 euros de travaux. Je vais examiner d'autres solutions, mais si nécessaire, nous agirons. »

Cette situation met en lumière les défis d'entretien des réseaux d'eau dans les zones rurales ou périurbaines, où les habitants doivent parfois composer avec des infrastructures vieillissantes ou inadaptées.

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