Du jamais-vu en 126 ans : la France vient de connaître son printemps le plus chaud depuis 1900, avec de nombreux records de chaleur battus. Selon Météo-France, la température moyenne de la saison, de mars à mai 2026, s'élève à 13,8 °C, soit une anomalie de +1,7 °C par rapport à la normale 1991-2020. Ce printemps surpasse les précédents records de 2011 (+1,5 °C) et 2020 (+1,3 °C).
Un dôme de chaleur inédit en mai
La fin du mois de mai a été marquée par un dôme de chaleur venu d'Afrique du Nord, provoquant dix jours de températures historiques. Plus de la moitié des stations météorologiques françaises ont battu leur record mensuel de chaleur. Bien qu'aucun record absolu (tous mois confondus) n'ait été atteint, cet épisode a été qualifié d'"exceptionnel, historique, inédit" par Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France.
Un déficit de précipitations de 30 %
Le printemps 2026 affiche également un déficit de précipitations de 30 %, ce qui en fait l'un des dix printemps les moins arrosés depuis 1959. Les sols, très humides en début de saison, sont devenus "très secs" à la fin, en raison de la combinaison de la chaleur et de l'absence de pluie. Cet assèchement rapide et généralisé a touché l'ensemble du pays.
Des records également en Europe
Cette vague de chaleur a aussi concerné d'autres pays d'Europe de l'Ouest. Le Royaume-Uni a enregistré un record de température pour un mois de mai avec 35 °C à Londres. L'Angleterre, le Pays de Galles et la Norvège ont connu leur printemps le plus chaud depuis le début des relevés.
Perspectives pour l'été
Pour les mois de juin à août, Météo-France prévoit un scénario plus chaud que la normale, surtout dans l'Est de la France et en Corse. Par ailleurs, l'Organisation météorologique mondiale estime à 80 % la probabilité de développement d'un épisode El Niño entre juin et août, ce qui pourrait entraîner des événements météorologiques extrêmes dans les mois à venir.



