Préfet du Var: prévisions Météo-France, une avancée à nuancer
Préfet du Var: prévisions Météo-France, une avancée à nuancer

Le préfet du Var, Simon Babre, considère les nouvelles prévisions météorologiques localisées de Météo-France comme « une belle évolution », mais il tient à « rester humble par rapport aux éléments météorologiques ». Il estime que ces nouveaux modèles permettront aux préfets de prendre « des mesures un peu plus localisées », tout en rappelant que la météo n'est « pas une science exacte ».

Un outil jugé plus adapté aux incendies qu'aux inondations

Simon Babre perçoit cette avancée comme davantage pertinente pour la prévention des feux de forêt et la gestion des canicules, avec « des vigilances très sectorisées ». Il y voit « une extension » de ce qui se fait déjà avec la carte des massifs forestiers, qui cartographie les niveaux de risque incendie en neuf zones distinctes.

En revanche, il se montre plus réservé concernant les inondations par ruissellement. « C'est la prévision qui sera toujours la plus compliquée car on ne sait pas prévoir exactement l'endroit où les orages vont se déverser », explique-t-il. Il ajoute que pour ce risque, « on aura toujours des zones de réglementation plus larges que la prévision ».

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L'expérience contrastée de l'année écoulée

Le préfet tire les leçons de deux épisodes récents. Le 21 septembre 2025, il avait maintenu le match de rugby entre Toulon et La Rochelle, qui avait finalement été annulé sous des trombes d'eau, obligeant une évacuation du stade en urgence. Trois semaines plus tôt, il avait, à l'inverse, décidé de reporter la rentrée scolaire dans tout le département, influencé par l'annonce d'un important épisode méditerranéen avec des cumuls pouvant atteindre 100 mm par endroits. L'orage était finalement resté en mer, au large de Toulon, ne faisant pleuvoir que des critiques sur cette décision jugée trop prudente.

« Rétrospectivement, l'outil dont on va désormais disposer aurait pu nous aider à avoir une prévision plus fine, mais je ne suis pas sûr qu'on aurait choisi d'avoir un report de la rentrée par secteurs », rembobine-t-il. Il justifie cette position par la prévision qui « aurait été sujette à caution » et par les perturbations qu'un report dans un bassin scolaire aurait créées dans d'autres bassins, notamment pour le transport des élèves les plus éloignés. Pour lui, pour un certain nombre de mesures de police administrative, « le bon maillage, ça reste le département ».

La nécessité de croiser les paramètres

Simon Babre émet un avis favorable concernant les chutes de neige, mais rappelle qu'« il faudra toujours croiser la prévision de Météo-France avec d'autres paramètres : le vent, le taux d'humidité, la température des sols, la sécheresse des végétaux et les enjeux humains ». Il conclut en soulignant qu'« il faut rester humble par rapport aux éléments climatiques et météorologiques ».

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