Alors que la France suffoque sous une nouvelle canicule, Emmanuel Macron appelle à la vigilance. Mais ces appels sonnent creux, voire indécents, pour celles et ceux qui observent le saccage systématique du droit de l’environnement par son gouvernement.
Une canicule de plus, un déni de plus
Chaque été apporte son lot de records de chaleur, de sécheresse et d’incendies. Et chaque été, le discours présidentiel se répète : « Soyez vigilants », « Protégez les plus fragiles », « Adaptons-nous ». Mais ces paroles sont vidées de leur substance par des actes politiques qui aggravent la crise climatique.
En effet, depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a multiplié les réformes affaiblissant les protections environnementales. La loi sur la transition énergétique est vidée de ses objectifs, les normes sur les pesticides sont assouplies, et les projets d’infrastructures destructrices sont accélérés au mépris des avis scientifiques et des mobilisations citoyennes.
Le droit de l’environnement en pièces
Le dernier exemple en date est la loi d’accélération des énergies renouvelables, qui, sous couvert de bonne cause, réduit les possibilités de recours des associations et des citoyens contre des projets mal conçus. De même, la réforme du code minier ouvre la voie à l’exploitation de nouvelles ressources fossiles, en totale contradiction avec les engagements climatiques de la France.
Par ailleurs, le gouvernement a supprimé l’obligation de réaliser une étude d’impact environnemental pour certains projets, limitant ainsi le contrôle judiciaire. Ces mesures sont autant de coups portés à un droit de l’environnement déjà fragile, construit au fil des décennies pour protéger notre planète et notre santé.
L’indécence d’un double discours
Alors que la canicule tue chaque année des milliers de personnes en Europe, il est indécent d’entendre un chef d’État appeler à la responsabilité individuelle tout en détricotant les protections collectives. La vigilance face à la chaleur ne peut pas se substituer à une politique climatique ambitieuse et cohérente.
Les scientifiques sont unanimes : sans réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, les canicules seront plus fréquentes, plus intenses et plus meurtrières. Or, les choix du gouvernement Macron vont dans le sens inverse, en favorisant les intérêts économiques à court terme au détriment de la survie à long terme.
Un appel à la cohérence
Il est temps que les paroles présidentielles s’accordent avec les actes. Au lieu de simples appels à la vigilance, il faut une véritable transformation de notre modèle énergétique, agricole et industriel. Cela passe par le respect du droit de l’environnement, le renforcement des normes et la participation citoyenne.
En attendant, chaque discours sur la canicule est une insulte pour les victimes du réchauffement climatique et pour celles et ceux qui se battent pour un avenir vivable. Monsieur Macron, vos appels à la vigilance sont indécents tant que vous continuez à incendier le droit de l’environnement.



