Malgré des réserves en eau globalement satisfaisantes grâce aux pluies de l'hiver et du printemps, certaines zones du département du Gard montrent déjà des signes de fragilité. La préfecture du Gard a placé les sous-bassins de la Cèze amont et des Gardons amont en vigilance sécheresse. Alors que le Gard connaît un nouvel épisode de fortes chaleurs à l'approche de l'été, la préfecture appelle à la prudence concernant l'usage de l'eau.
Décision du préfet après analyse hydrologique
À l'issue de la réunion du comité de la ressource en eau, organisée le 11 juin dernier, le préfet Jérôme Bonet a décidé de placer les sous-bassins de la Cèze amont et des Gardons amont en vigilance. Cette décision fait suite à l'analyse de la situation hydrologique du département présentée par Météo-France, les établissements publics territoriaux de bassin et les services de l'État. Le constat est contrasté.
Les épisodes pluvieux enregistrés au cours de l'hiver et du printemps ont permis une recharge importante des nappes souterraines, dont les niveaux restent aujourd'hui relativement élevés. Les secteurs aval des principaux cours d'eau gardois bénéficient également d'une situation jugée satisfaisante pour cette période de l'année. En revanche, les observations réalisées sur les cours d'eau situés en amont révèlent une situation plus préoccupante. Les débits de la Cèze amont et des Gardons amont sont en baisse et nécessitent une surveillance renforcée. C'est cette fragilité qui a conduit les autorités à déclencher le niveau de vigilance, premier échelon du dispositif sécheresse.
Aucune restriction d'usage de l'eau pour l'instant
À ce stade, aucune restriction d'usage de l'eau n'est imposée aux particuliers, aux agriculteurs, aux entreprises ou aux collectivités. La vigilance a avant tout pour objectif de sensibiliser l'ensemble des usagers à une gestion plus économe de la ressource afin d'éviter une dégradation de la situation dans les semaines à venir. Les services de l'État poursuivront leur suivi de l'évolution des débits et des réserves en eau. Un nouveau point de situation hydrologique doit être réalisé dans les huit jours afin d'évaluer les effets des conditions météorologiques et de déterminer si des mesures de restriction plus contraignantes doivent être envisagées.



