Février 2026 : un mois de records climatiques et de contrastes extrêmes
Le mois de février 2026 s'est imposé comme le cinquième plus chaud jamais enregistré à l'échelle mondiale, selon les données publiées mardi par l'observatoire européen Copernicus. Cette période a été marquée par des températures élevées et des précipitations particulièrement intenses sur certaines régions, soulignant les effets persistants du réchauffement climatique.
Des températures globales alarmantes
La température moyenne à la surface du globe a atteint 13,26 °C en février 2026, soit une augmentation significative de 1,49 °C par rapport à la période pré-industrielle (1850-1900). Cette hausse intervient avant l'utilisation massive des énergies fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz, qui ont durablement modifié le climat planétaire.
Pour les océans, la situation est encore plus préoccupante : février 2026 se classe comme le deuxième mois de février le plus chaud jamais enregistré pour la température de surface des mers. Dans l'Arctique, l'étendue moyenne de la glace de mer était inférieure de 5 % à la normale, atteignant la troisième plus petite surface jamais mesurée pour un mois de février.
Des disparités régionales prononcées en Europe
Le continent européen a connu des contrastes thermiques frappants. Globalement, les températures ont été plutôt fraîches, faisant de ce mois l'un des trois février les plus froids des quatorze dernières années. Cependant, cette moyenne cache des différences importantes :
- Régions plus froides : La Scandinavie, la Finlande, les États baltes et le nord-ouest de la Russie ont enregistré des températures inférieures aux normales de référence 1991-2020.
- Régions plus chaudes : L'Europe occidentale et méridionale a connu des conditions plus douces que la moyenne.
L'Arctique présente également des contrastes, avec dans la mer du Groenland la plus grande étendue de glace de mer pour un mois de février depuis vingt-deux ans, malgré une tendance globale à la réduction.
Événements climatiques extrêmes et précipitations record
Les conditions hydrologiques ont été particulièrement marquées par des extrêmes. L'essentiel de l'Europe occidentale et méridionale a subi un mois plus humide que la moyenne, avec la France touchée par des inondations d'ampleur. Le reste du continent a, à l'inverse, connu des conditions plus sèches.
Neuf tempêtes successives, entre le 16 janvier et le 17 février 2026, ont provoqué des pluies torrentielles et des vents violents en Espagne, au Portugal et au Maroc. Ces intempéries ont causé plus de cinquante décès. Une étude du groupe World Weather Attribution (WWA) publiée fin février conclut que le changement climatique a intensifié ces précipitations exceptionnelles.
« Les événements extrêmes de février 2026 soulignent les effets croissants du changement climatique et le besoin pressant d'une action mondiale », a déclaré Samantha Burgess, une responsable de Copernicus. Elle ajoute : « L'Europe a connu de forts contrastes de température tandis que d'exceptionnelles rivières atmosphériques, ces étroits couloirs d'air très humide, ont apporté des précipitations record et des inondations étendues en Europe de l'Ouest et du Sud. »
Ces données confirment la tendance au réchauffement global et la multiplication des phénomènes météorologiques violents, appelant à une mobilisation internationale renforcée pour atténuer les impacts du dérèglement climatique.



