Détroit d'Ormuz : trafic au plus bas, pétrole en hausse après reprise des frappes
Détroit d'Ormuz : trafic au plus bas, pétrole en hausse

Le nombre de navires transitant par le détroit d'Ormuz a chuté à six unités dimanche 12 juillet, soit le niveau le plus bas en cinq semaines, selon les données de suivi de la plateforme Kpler. Cette baisse intervient alors que les frappes entre les États-Unis et l'Iran ont repris, exacerbant les préoccupations sécuritaires dans cette voie navigable stratégique.

Un trafic en chute libre

Vendredi déjà, l'agence de sécurité maritime UKMTO, dirigée par la marine britannique, avait signalé un ralentissement à dix traversées, contre environ 120 par jour avant la guerre. Dimanche, seuls six navires ont franchi le détroit, dont le pétrolier géant Humanity, chargé de 2 millions de barils de pétrole iranien, et le Capetan Andreas, transportant environ 500 000 barils de produits pétroliers koweïtiens. Trois pétroliers vides sont entrés dans le golfe Persique pour se charger de pétrole. La plupart des bateaux ont désactivé leurs transpondeurs lors de la traversée.

L'Iran resserre son étau, les États-Unis contredisent

Dimanche, l'Iran a annoncé de nouveau fermer le détroit d'Ormuz, crucial pour les livraisons mondiales d'énergie. De facto fermé par Téhéran en réponse à la campagne militaire américaine et israélienne lancée le 28 février, le détroit avait été rouvert dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu du 17 juin. Le commandement central des États-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom) a assuré que le détroit restait ouvert : "L'Iran ne contrôle pas le détroit d'Ormuz. Il demeure une voie navigable internationale. Les forces américaines sont déployées et prêtes à faire en sorte qu'il le reste", a-t-il affirmé sur le réseau social X.

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Reprise des frappes et conséquences pétrolières

Ce lundi matin, l'armée américaine a déclaré avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive. "Des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations" ont été atteints, selon un communiqué. De leur côté, les forces iraniennes ont lancé des attaques contre les intérêts américains dans le Golfe, notamment au Qatar, médiateur des négociations, qui n'avait plus été ciblé depuis avril. Les Émirats arabes unis, abritant une base militaire américaine, ont activé leurs défenses aériennes face à des missiles et drones iraniens. Une base militaire américaine au Koweït a été attaquée, et des missiles en provenance d'Iran ont été interceptés en Jordanie.

En conséquence, les cours du pétrole ont ouvert en forte hausse ce lundi. Le baril de Brent de la mer du Nord grimpait de 3,75 %, à 78,86 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate augmentait de 3,65 %, à 74,02 dollars.

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