COP31 à Antalya : la Turquie veut une conférence de mise en œuvre des décisions climatiques
COP31 : la Turquie promet une conférence de mise en œuvre à Antalya

La Turquie ambitionne de faire de la COP31 un sommet de l'action climatique concrète

Le ministre turc de l'Environnement, Murat Kurum, a dévoilé jeudi sa vision pour la prochaine conférence climatique COP31, qui se tiendra à Antalya en novembre. Il a insisté sur la nécessité de transformer les engagements en actions tangibles, déclarant que cet événement doit devenir une « conférence de mise en œuvre » des décisions prises lors des précédentes réunions.

« Nous prenons constamment des décisions lors des COP, mais il subsiste d'importantes lacunes dans leur application. Nous voulons voir ces décisions mises en œuvre lorsque nous organiserons l'événement », a-t-il affirmé. « Ce sommet sera la COP de la mise en œuvre », a-t-il promis, soulignant l'urgence d'une action effective face à la crise climatique.

Le nucléaire, une solution défendue par l'Agence internationale de l'Énergie

Murat Kurum s'exprimait lors d'une conférence de presse à Istanbul, aux côtés de Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE). Ce dernier a mis en avant le rôle indispensable du nucléaire pour répondre à la demande croissante d'électricité dans le monde, notamment pour les véhicules électriques et la climatisation.

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« La demande d'électricité augmente plus de deux fois plus vite que la demande d'énergie globale. Nous devons produire cette énergie sans impacter l'environnement. Les énergies renouvelables sont importantes, mais le nucléaire est indispensable », a déclaré Fatih Birol. Il a noté un retour en force de cette énergie, avec 70 gigawatts de centrales nucléaires en construction, un volume record depuis quatre décennies.

Il a également évoqué la paralysie du détroit d'Ormuz, qualifiée par l'AIE de « plus importante perturbation » de l'approvisionnement pétrolier de l'histoire, bien qu'il ait refusé de commenter en détail les impacts sur le marché.

Une organisation partagée entre la Turquie et l'Australie, avec des rôles bien définis

Concernant l'organisation inédite de la COP31, partagée entre la Turquie et l'Australie, Murat Kurum a précisé les responsabilités de chaque pays. La Turquie assumera la présidence de la conférence, tandis que l'Australie sera chargée d'organiser les négociations techniques.

« Il ne s'agit pas d'une coprésidence. La Turquie est la présidente et organise la présidence. L'Australie organise les négociations. Dans ce contexte, les deux pays travailleront main dans la main, et l'Australie ne peut prendre une décision qui ne sera pas approuvée par la Turquie », a-t-il insisté. Il a ajouté que la présidence turque déterminera l'ordre du jour et devra convaincre chaque pays de rallier un consensus pour l'adoption de résolutions.

« Il n'y a aucun problème avec les amis australiens. Il nous faudra convaincre chaque pays de rallier le consensus ; si un seul objecte, alors nous ne pourrons pas faire adopter de résolution. Donc chacun doit travailler en harmonie », a-t-il conclu, mettant en avant l'importance de la collaboration internationale pour le succès de la COP31.

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