La Chine serre la vis contre la triche au gaokao
Pour préserver l'équité du gaokao, l'examen d'entrée à l'université passé par 13,4 millions de lycéens chinois du 7 au 10 juin, Pékin a déployé des mesures inédites face à la menace de l'intelligence artificielle. Les autorités ont temporairement bloqué certaines fonctionnalités d'applications d'IA populaires, comme Qwen (Alibaba), Doubao (Bytedance) et Deepseek. Pendant la période des épreuves, il était impossible d'envoyer des photos à ces plateformes, empêchant ainsi toute aide extérieure via l'IA. Les chatbots répondaient systématiquement : "Pour garantir l'équité des examens d'entrée à l'université, cette fonction ne peut pas être utilisée pendant la période de test." Une autre application, YuanBao, affichait un message indiquant que traiter une telle demande violait ses conditions d'utilisation.
Des caméras intelligentes pour surveiller les salles
L'IA n'a pas totalement disparu des salles d'examen. Certaines provinces ont utilisé des caméras intelligentes et des micros équipés d'algorithmes avancés pour détecter les comportements suspects, comme les chuchotements ou les regards insistants vers les copies voisines. Ces dispositifs visent à renforcer l'intégrité de ce test crucial qui détermine l'avenir universitaire et professionnel des jeunes Chinois, accentuant encore le stress inhérent au gaokao.
Un précédent inquiétant aux États-Unis
Ces précautions ne sont pas exagérées. En mai 2023, une université américaine a dû annuler les résultats d'un examen de droit après avoir découvert que des dizaines d'étudiants avaient utilisé ChatGPT pour répondre aux questions. La Chine, en anticipant ce risque, montre sa détermination à maintenir l'équité de son système éducatif face aux défis technologiques.



