Météo-France a annoncé que 11 départements seront rétrogradés de la vigilance rouge canicule à l'alerte orange ce lundi 13 juillet 2026 en fin de journée, amorçant un début de baisse de cette troisième canicule en deux mois. Le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Vendée, l'Ille-et-Vilaine, la Mayenne, le Maine-et-Loire, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Haute-Vienne, la Creuse et l'Orne passeront en orange à 22h. En parallèle, la Haute-Loire passera de jaune à orange à midi.
Un épisode caniculaire persistant
Malgré cette décrue progressive, Météo-France prévient que « l'épisode caniculaire persiste, toujours sévère et durable ». Les températures devraient repartir à la hausse mardi sur le centre du pays, l'Île-de-France et le Sud-Ouest. Dimanche, des pointes à 42,3°C ont été enregistrées dans les Landes et 41,8°C à Saintes (Charente-Maritime).
Selon un calcul de l'AFP à partir des données de l'Insee, 26 millions de Français sont encore concernés par la vigilance rouge, dont toute la région Île-de-France. Au total, 37 départements restent en alerte maximale. Le nombre de départements en orange devrait atteindre 50 mardi, pour 26 en rouge.
Incendies et perturbations ferroviaires
Les fortes chaleurs s'accompagnent d'un risque élevé d'incendies. La forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris, est en proie à un incendie d'« ampleur exceptionnelle » depuis dimanche soir, nécessitant des moyens inédits en Île-de-France. Le trafic ferroviaire est très perturbé dans la région.
Arrêts de réacteurs nucléaires
La chaleur a également provoqué l'arrêt ou la réduction de puissance de plusieurs réacteurs nucléaires, dont les circuits de refroidissement rejettent de l'eau chaude dans les fleuves. Trois réacteurs ont stoppé leur production dimanche : le n°2 à Golfech (Tarn-et-Garonne), le n°3 au Bugey (Ain) et le n°2 à Chooz (Ardennes). Sept autres réacteurs connaissent des adaptations de puissance à la baisse.
Troisième canicule de l'année
Cette vague de chaleur est la troisième de l'année selon Météo-France, après celle de fin juin et début juillet. Fin mai, un épisode de chaleur inédit pour un printemps avait déjà marqué les esprits. Leur fréquence croissante est un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion d'énergies fossiles.



