Le Venezuela a été frappé par un double séisme dévastateur le 25 juin 2026, selon les autorités locales. La première secousse, de magnitude 6,0 sur l'échelle de Richter, a été suivie d'une réplique de magnitude 5,8 quelques heures plus tard. L'épicentre a été localisé dans l'État de Sucre, au nord-est du pays, une région connue pour son activité sismique modérée.
Bilan humain et matériel
Au moins 10 personnes ont perdu la vie et plus de 50 ont été blessées, d'après un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur vénézuélien. Les secouristes continuent de fouiller les décombres dans les villes de Cumaná et Carúpano, les plus touchées. Des centaines de bâtiments se sont effondrés ou ont été gravement endommagés, notamment des habitations précaires et des édifices publics. Les autorités ont décrété l'état d'urgence dans trois municipalités.
Réponse des autorités
Le président Nicolás Maduro a exprimé sa solidarité avec les victimes sur les réseaux sociaux, affirmant que « tous les moyens de l'État sont mobilisés pour porter secours aux sinistrés ». Selon un porte-parole de la protection civile, des équipes de sauvetage ont été dépêchées depuis Caracas, mais l'accès à certaines zones est entravé par des routes endommagées et des glissements de terrain. Des hôpitaux de campagne ont été installés pour faire face à l'afflux de blessés.
Contexte sismique
Le Venezuela se trouve à la limite des plaques tectoniques des Caraïbes et de l'Amérique du Sud, ce qui le rend sujet à des tremblements de terre. Cependant, un double séisme de cette ampleur est rare. Le dernier séisme majeur dans la région remonte à 1997, avec une magnitude de 6,8. Les experts sismologiques de l'Université centrale du Venezuela ont indiqué que des répliques pourraient se produire dans les jours à venir, appelant la population à la prudence.
Témoignages
« C'était terrifiant. Le sol s'est mis à trembler violemment, les murs se sont fissurés, et tout le monde courait dans les rues », a raconté Maria González, une habitante de Cumaná, à la radio locale. Un autre témoin, José López, a déclaré : « Ma maison est complètement détruite. Nous avons perdu tout ce que nous possédions. » Ces témoignages illustrent la détresse des sinistrés, qui manquent d'eau potable et de nourriture.
Aide internationale
Plusieurs pays, dont la Colombie, le Brésil et la Russie, ont proposé leur aide. L'ONU a annoncé le déploiement d'une équipe d'évaluation des besoins. Cependant, la crise économique et politique que traverse le Venezuela complique les opérations de secours. Les sanctions internationales limitent également l'acheminement de certaines aides. Malgré tout, des ONG locales tentent de distribuer des vivres et des médicaments.



