Au Venezuela, un glissement de terrain survenu dans la nuit du 25 au 26 juin a provoqué une catastrophe humanitaire. Selon les autorités locales, des centaines de corps ont été retrouvés, et les morgues ne parviennent plus à faire face à l'afflux de victimes. Les secouristes, dépassés, travaillent sans relâche pour extraire les corps des décombres.
Bilan humain dramatique
Le glissement de terrain a frappé la région de Las Tejerías, dans l'État d'Aragua. Les premières estimations font état d'au moins 200 morts, mais ce chiffre pourrait grimper à mesure que les recherches progressent. Les équipes de secours, composées de pompiers, de militaires et de volontaires, fouillent les amas de boue et de débris à la recherche de survivants. « Il y a des centaines de corps, et les morgues n'arrivent pas à faire face », a déclaré un responsable local sous couvert d'anonymat.
Infrastructures submergées
Les morgues de la région sont saturées. Les corps sont entreposés dans des camions réfrigérés et des tentes de fortune. Le manque de moyens est criant : « Nous n'avons pas assez de sacs mortuaires, ni de personnel pour identifier les victimes », a expliqué un médecin légiste. Les familles des disparus errent entre les hôpitaux et les centres d'accueil, sans nouvelles de leurs proches.
Secours entravés par les intempéries
Les opérations de secours sont compliquées par les conditions météorologiques. De nouvelles pluies sont attendues, augmentant le risque de nouveaux glissements de terrain. Les routes sont coupées, empêchant l'arrivée de renforts et de matériel. « Nous travaillons 24 heures sur 24, mais la boue rend chaque geste difficile », a témoigné un pompier.
Appel à l'aide internationale
Face à l'ampleur du drame, le gouvernement vénézuélien a lancé un appel à l'aide internationale. Des équipes de secours et du matériel sont attendus des pays voisins. L'ONU a proposé son assistance. « Nous avons besoin de tout : de l'eau potable, des médicaments, des équipes de recherche », a déclaré le ministre de l'Intérieur.
Contexte de crise aggravé
Cette catastrophe survient dans un Venezuela déjà en proie à une grave crise économique et sociale. Les infrastructures sont délabrées, les hôpitaux manquent de fournitures de base. « Ce drame révèle l'état de délabrement de notre pays », a commenté un habitant. Les organisations humanitaires craignent que le bilan ne s'alourdisse encore dans les jours à venir.



