Le procès en appel de Stéphane Plaza a débuté ce vendredi 26 juin à Paris. L’ancien animateur et agent immobilier est accusé de violences conjugales. Il clame son innocence et se présente comme un « goujat » accumulant les conquêtes, mais non violent.
Un « gros beauf immature » selon ses propres mots
Dans une salle d’audience étouffante de la cour d’appel de Paris, Stéphane Plaza, veste trempée de sueur, se définit comme un « gros beauf », « immature », mais pas comme un homme violent. Condamné en première instance en février 2025 à un an de prison avec sursis pour des violences physiques et psychologiques commises entre 2018 et 2022 sur son ex-compagne Amandine, il conteste les faits. Il lui avait notamment tordu les doigts, provoquant une fracture à trois doigts. Selon lui, il s’agit de « violences involontaires », un « accident » et non une agression.
Amandine, avec qui il a eu une relation de cinq ans, a réagi en larmes : « C’est dur, il faut que ça s’arrête, qu’il se rende compte de ce qu’il fait, du mal qu’il fait. »
Relaxé pour une seconde plaignante
En première instance, Stéphane Plaza avait été relaxé des faits de violences psychologiques concernant une seconde femme, Paola, également présente à l’audience. La défense l’accuse de cyberharcèlement à l’encontre de l’agent immobilier. Une plainte de l’animateur, initialement classée sans suite, a été versée aux débats.
Une juge assesseure a détaillé que « l’infidélité n’est pas une infraction pénale », mais qu’elle est une composante importante du dossier, car M. Plaza estime que « plusieurs femmes se sont liguées contre lui par vengeance et ont déposé de fausses plaintes après avoir été trompées ». Le nom des sept femmes qu’il fréquentait en 2022 a été énuméré.
La défense demande l’annulation de la procédure
Stéphane Plaza et ses avocats accusent le parquet de Paris d’avoir « truqué » le procès pour obtenir sa condamnation, en classant une plainte pour cyberharcèlement visant trois anciennes compagnes, dont Paola, déposée avant les plaintes pour violences. Me Antonin Gravelin-Rodriguez, l’un de ses avocats, a plaidé : « C’est une célébrité et un coureur de jupons, on peut même parler d’un marathonien, mais cela ne fait pas de lui un coupable d’infraction pénale. » Il a demandé « l’annulation pure et simple » de toute la procédure.
Les deux plaignantes ont quitté la salle lors de l’interrogatoire de personnalité de celui qui se décrit comme un « timide », un « autiste des sentiments ».
Une activité durablement ternie
Depuis sa condamnation, l’image et la marque de l’animateur, propulsé en 2006 à la tête de « Recherche appartement ou maison » puis de « Chasseurs d’appart » en 2015, ont été durablement ternies. Les agences du réseau peuvent désormais changer de nom pour « Sixième Avenue ». Stéphane Plaza explique : « Quand je sors dans la rue, on me traite de violeur, les agences sont taguées. » Il affirme avoir « perdu 500 entreprises » et ne « plus travailler » depuis sa condamnation.
Selon l’expert psychologue, il est « dyspraxique », « TDAH » et « hyperactif ». De plus en plus agité au fil de l’interrogatoire, il a expliqué qu’il « n’arrivait pas à faire ses lacets » et que son travail, sa « base de solidité », avait « explosé ».
Soutenu par une ex-fiancée
Pour ses proches, M. Plaza est « pudique », « timide » et « attentionné ». Il a produit plusieurs témoignages de femmes le décrivant comme un « polyamoureux qui a besoin de tendresse » souffrant d’un « manque affectif énorme ». Une ancienne fiancée, venue de Suisse, a témoigné d’un homme « toujours aux petits soins » et « jamais violent ». Selon l’une des plaignantes, l’animateur avait enregistré cette femme dans son téléphone en accolant « la pute » à son prénom.
Le procès se poursuit jusqu’au 1er juillet.



