Vence : deux caravanes en zone boisée, la maire saisit le préfet
Vence : caravanes illégales en zone à risque incendie

Ce mardi 14 juillet 2026, deux caravanes se sont installées sur une propriété privée du chemin de la Sine, à Vence, dans un secteur classé en espace boisé protégé et en zone rouge sur le plan de prévention des risques incendie de forêt. La maire de Vence, Anne Sattonnet, ainsi qu'un riverain, dénoncent une occupation illégale qui aggrave le risque de feu.

Un riverain dénonce une situation dangereuse

Arnaud Petitjean, président de l'Association de défense des habitants de la Sine, s'inquiète : « Avec la sécheresse, les départs de feux arrivent vite… Ça n'est pas acceptable. On ne peut pas faire les choses sans autorisation. Il n'y a même pas de sanitaire sur le site, ni de système d'évacuation d'eau ou pour gérer les déchets. » Son association devrait déposer une plainte. Les gendarmes, alertés, ont dressé un procès-verbal sans autre intervention.

La maire précise la situation

Anne Sattonnet indique avoir saisi le préfet et précise qu'il ne s'agit pas de gens du voyage. « La préfecture ne les a pas redirigés ici et nous ne sommes absolument pas face à la création d'une aire d'accueil », insiste-t-elle. Selon les premiers éléments, il s'agirait de vacanciers. « Une caravane est considérée comme une forme d'habitation. Dans un secteur classé en zone rouge au risque incendie, cela augmente le nombre de personnes exposées, ce qui n'est pas permis », alerte l'édile, qui a également prévenu les pompiers.

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Le propriétaire se défend

Sur place, trois personnes débroussaillaient et coupaient des branches. L'homme se présentant comme le propriétaire a déclaré : « Nous sommes propriétaires. Nous remettons simplement le terrain en état et nous le nettoyons. Il n'y a rien à dire de plus », assurant qu'il ne s'agit pas d'une installation illicite malgré la présence des caravanes. Cependant, un propriétaire n'a pas le droit de débiter des arbres sans autorisation du service d'urbanisme. La maire révèle que le propriétaire est déjà concerné par une procédure pour avoir coupé des arbres sans accord communal.

Des sanctions prévues

La Ville annonce qu'un procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme sera dressé mercredi 15 juillet 2026, accompagné d'une astreinte journalière pouvant aller jusqu'à 1 000 euros par jour, dans la limite de 100 000 euros. Le propriétaire explique procéder à un débroussaillage de sa parcelle, mais la mairie maintient que l'installation des caravanes est illégale et dangereuse en raison du risque incendie.

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