Un violent séisme de magnitude 7,3 a frappé le nord du Venezuela dans la nuit du 24 au 25 juin, provoquant la mort d'au moins 188 personnes et faisant plus de 1 500 blessés, selon un nouveau bilan provisoire communiqué par les autorités. L'épicentre a été localisé à environ 30 kilomètres de la ville de Cumaná, dans l'État de Sucre, une région densément peuplée.
Des dégâts matériels considérables
Le tremblement de terre a détruit de nombreux bâtiments, dont des habitations, des écoles et des hôpitaux. Les routes ont été endommagées, compliquant l'accès des secours aux zones les plus touchées. Le président Nicolás Maduro a déclaré l'état d'urgence dans les États de Sucre, Anzoátegui et Monagas, et a déployé l'armée pour participer aux opérations de sauvetage.
« Nous sommes confrontés à une tragédie d'une ampleur inédite, a déclaré le président Maduro lors d'une allocution télévisée. Tous les moyens de l'État sont mobilisés pour porter secours aux victimes et évaluer l'étendue des dégâts. »
Les secours à l'œuvre
Les équipes de secours, composées de pompiers, de policiers et de militaires, travaillent sans relâche pour retrouver d'éventuels survivants sous les décombres. Des hôpitaux de campagne ont été installés pour faire face à l'afflux de blessés. La Croix-Rouge vénézuélienne a également envoyé des équipes d'urgence.
Selon l'Institut sismologique vénézuélien, plusieurs répliques de magnitude comprise entre 4,5 et 5,8 ont été enregistrées dans les heures suivant la secousse principale, semant la panique parmi la population. Les autorités appellent la population à rester vigilante et à se tenir éloignée des bâtiments endommagés.
Un pays vulnérable aux séismes
Le Venezuela est situé dans une zone sismique active, à la limite entre les plaques tectoniques des Caraïbes et de l'Amérique du Sud. Le dernier séisme majeur dans le pays remonte à 1997, lorsqu'un tremblement de terre de magnitude 6,9 avait fait plus de 70 morts dans l'État de Sucre.
La communauté internationale a rapidement réagi, avec des offres d'aide de la part de plusieurs pays, dont les États-Unis, la Chine et la Russie. L'ONU a également proposé son assistance pour coordonner les secours. Le bilan pourrait encore s'alourdir alors que les recherches se poursuivent dans les zones les plus reculées.



