Orages dans l'Hérault : Paulhan panse ses plaies, 200 sinistrés recensés
Orages dans l'Hérault : Paulhan panse ses plaies

Deux cents personnes se sont déplacées à la mairie de Paulhan (Hérault) dans la matinée de ce mardi 25 août pour déclarer les dégâts causés par l'orage violent qui a frappé la commune lundi soir. Le maire Claude Valéro a mis en place un accueil en mairie pour recenser les sinistres, alors que de nombreux arbres sont tombés et que des toitures ont été endommagées.

Un plan communal de sauvegarde déclenché dès lundi soir

« On était en réunion à la mairie et je voyais les deux tilleuls se balancer dans un sens puis dans l’autre, en essuie-glaces… », soupire Claude Valéro, maire de Paulhan. Les deux tilleuls sont restés debout, mais le jardin public qui jouxte la mairie est inaccessible. La fête de l’Alhambra festi qui devait s’y dérouler ce week-end est annulée.

Une petite équipe est réunie ce mardi matin dans la salle des mariages, où les habitants défilent pour déclarer leurs dégâts ou demander de l’aide. « On a déclenché le plan communal de sauvegarde très tôt lundi soir, et on a appelé toutes les personnes vulnérables dont nous avions les contacts dans le cadre de la canicule. Et puis on a travaillé jusqu’à une heure du matin pour dégager les voies principales. On a la chance d’être très bien accompagné par les pompiers. Les élus ont revêtu leurs gilets jaunes, nos agents techniques étaient sur le pont, et puis des habitants ont prêté main-forte. La solidarité a bien fonctionné et si on a pas mal de dégâts, il n’y a pas de victimes, c’est l’essentiel », poursuit le maire.

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Des routes départementales fermées et des branches menaçantes

La commune avait prévu des lits de camp dans une salle communale en cas de besoin ; ils n’ont pas servi, mais une famille a tout de même été relogée dans un gîte. À 6 heures du matin ce mardi, les opérations de déblayage ont repris, tandis que les services du Département agissaient de même sur la route départementale. Dans le secteur de Paulhan, les routes bordées de platanes ont été très impactées par les chutes de branches. L’accès principal à Belarga a été fermé une partie de la journée.

Dans la piscine d’Agnès Sajaloli, une très grosse branche flotte à la surface, tombée d’un arbre de la rue. « Je suis incapable de l’enlever moi-même, je ne demande pas de passe-droit mais comment faire ? », dit la septuagénaire à Grégory Guérin et Marcel Lambert, l’un adjoint aux services techniques et à l’environnement, l’autre aux travaux. « C’est vrai que nous ne sommes pas supposés intervenir dans les domiciles privés des gens… mais là… », soupire Grégory, qui promet tout de même un coup de pouce.

La question de l’élagage des platanes et des arbres centenaires

Raymond Ibanez, directeur des services techniques de Paulhan, est également sur place : « Notre priorité c’est de sécuriser les axes principaux, mais ce qui est délicat un peu partout, ce sont ces branches qui sont à demi arrachées et sur le point de tomber. » Interrogé sur l’élagage des platanes des bords de routes départementales, il répond : « C’est vrai qu’aujourd’hui, on pratique la taille-douce, raisonnée. Mais l’épisode de vent était tout à fait exceptionnel… » Il se désole que le vieux pin parasol centenaire qui dominait le village, dit le pin de Sangane, n’ait pas résisté.

Paulhan avait déjà connu une forte tempête en 1991, puis des inondations. Le docteur Patrice Larroque s’en souvient : « en cinquante ans de vie ici, on a eu des intempéries, mais du vent comme lundi soir, je ne crois pas… ». Le médecin retraité a pu bénéficier de l’aide de ses amis, Gilbert et Serge, venus l’aider à tronçonner et à dégager tout ce qui est tombé autour de la maison.

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Visites des élus et demande de catastrophe naturelle

Dans la salle des mariages, où à midi 200 personnes étaient venues raconter leurs problèmes, Claude Valéro a lui aussi reçu la visite de voisins et d’amis. Le président de la communauté de communes du Clermontais Gérard Bessières, accompagné des maires de Fontès Olivier Fontès et d’Aspiran, Olivier Bernardi, ainsi que de Sébastien Vaissade, premier adjoint à Liausson, sont venus soutenir la commune. Le sénateur Jean-Pierre Grand s’est aussi rendu à Paulhan, après avoir écrit au Premier ministre pour demander l’état de catastrophe naturelle. Une demande qui ne devrait pas aboutir, les tempêtes n’entrant pas dans ce dispositif spécifique.