Les inondations dévastatrices qui frappent le Népal et le Tibet ont causé la mort d'au moins 623 personnes, tandis que près de 3 000 autres sont portées disparues, selon le dernier bilan communiqué par les autorités locales. Parmi les disparus figurent quatre ressortissants français, a-t-on appris auprès du ministère français des Affaires étrangères.
Un bilan humain dramatique
Les pluies torrentielles qui s'abattent sur la région depuis plusieurs jours ont provoqué des crues soudaines et des glissements de terrain, emportant villages entiers et infrastructures. Le bilan provisoire fait état de 623 morts, un chiffre qui pourrait encore évoluer alors que les secours poursuivent leurs recherches dans les zones les plus touchées.
Près de 3 000 personnes sont toujours portées disparues, ce qui laisse craindre une aggravation du bilan dans les prochains jours. Les équipes de secours, composées de militaires et de volontaires, tentent d'atteindre les zones isolées, mais les routes coupées et les ponts effondrés entravent considérablement leur progression.
Quatre Français parmi les disparus
Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé que quatre ressortissants français figurent parmi les disparus. Une cellule de crise a été activée à Paris, et des équipes consulaires sont en contact avec les autorités locales pour tenter de localiser ces personnes. « Nous sommes mobilisés aux côtés des familles et en lien étroit avec les autorités népalaises et chinoises », a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.
Les ressortissants français se trouvaient vraisemblablement dans des zones touristiques prisées des trekkeurs, notamment dans la région de l'Annapurna et du Mustang, particulièrement affectées par les intempéries.
Une catastrophe naturelle d'une ampleur exceptionnelle
Les météorologistes qualifient ces inondations d'« événement extrême », lié à une mousson particulièrement active et au réchauffement climatique. Les précipitations ont atteint des niveaux records, dépassant parfois 500 mm en 48 heures, provoquant des crues éclair dévastatrices le long des rivières et des torrents himalayens.
Au Népal, la vallée de Katmandou est en partie sous les eaux, et les autorités ont dû évacuer des milliers d'habitants. Au Tibet, la situation est tout aussi critique, avec des villages entiers engloutis par les coulées de boue. Les dégâts matériels sont considérables : routes, ponts, écoles et habitations ont été détruits, isolant des communautés entières.
Une aide internationale qui s'organise
Face à l'ampleur de la catastrophe, l'aide internationale commence à se mettre en place. Plusieurs pays ont proposé leur soutien logistique et financier, tandis que les organisations humanitaires déploient des équipes d'urgence sur le terrain. Les priorités sont la recherche des disparus, l'acheminement de nourriture, d'eau potable et de soins médicaux aux sinistrés.
Le gouvernement népalais a décrété trois jours de deuil national, et le Tibet a été placé en alerte maximale. Les autorités appellent à la prudence face aux risques de nouvelles crues et de glissements de terrain, alors que des pluies supplémentaires sont annoncées dans les prochains jours. Les opérations de secours se poursuivent, mais le manque d'accès aux zones les plus reculées reste le principal défi pour les équipes sur place.



