Lot-et-Garonne : Une mobilisation générale après les inondations dévastatrices
Une semaine après le passage de la tempête Nils, le département du Lot-et-Garonne reste en proie à des difficultés majeures liées aux crues et inondations. Les annonces du gouvernement se multiplient pour apporter un soutien urgent aux populations affectées.
Renforts des sapeurs-sauveteurs et surveillance des digues
La ministre Marie-Pierre Vedrenne a confirmé l'arrivée, ce vendredi, de sapeurs-sauveteurs en provenance de Libourne et de la zone Sud, principalement de l'Hérault. Ces renforts sont destinés à renforcer les équipes locales déjà sur le terrain.
Parallèlement, une douzaine de digues ont été endommagées dans le département, selon les premières estimations. L'état des lieux complet reste difficile à établir avant la décrue, mais les autorités maintiennent une surveillance étroite, notamment à Boé-Village où un ouvrage fragilisé pendant le week-end fait l'objet d'une attention particulière.
Réseau téléphonique et impact économique
Le réseau Orange peine toujours à se rétablir dans l'ensemble du département, une semaine après la tempête. « Le plus difficile reste à faire », reconnaissent les opérateurs, alors que les communications sont cruciales pour la coordination des secours.
Sur le plan économique, les commerçants de Marmande subissent de plein fouet les conséquences des débordements de la Garonne depuis le jeudi 12 février. « Des milliers d'euros de chiffre d'affaires en moins », déplorent-ils, évoquant une douche froide pour leurs activités. Les entreprises touchées tentent de se relever, mais les pertes matérielles et financières sont substantielles.
Procès pour détournement de fonds : le délibéré attendu
Dans un autre registre, le tribunal a entendu les réquisitions du ministère public dans le procès concernant d'anciens leaders de la CR 47. Patrick Franken, Serge Bousquet-Cassagne, Pascal Béteille et Pierre Grosz sont accusés d'avoir détourné des fonds de la CR 47 et de la chambre d'agriculture pour payer des amendes liées au procès du lac de Caussade.
Le parquet a requis une peine de prison avec sursis à leur encontre, estimant que « nous ne sommes pas dans l'enrichissement personnel ». Le délibéré est fixé au 20 mars, marquant une étape cruciale dans cette affaire judiciaire complexe.
Alors que le Lot-et-Garonne tente de panser ses plaies, la combinaison des défis environnementaux, économiques et judiciaires dessine un tableau contrasté pour ce département durement éprouvé.



