Incendie aux Arcs : le maire lance un plan d'action intransigeant
Incendie aux Arcs : plan d'action du maire

Un mois après l'incendie qui a ravagé 130 hectares et endommagé 77 villas aux Arcs-sur-Argens, le maire Marcel Florent a présenté, le 1er septembre 2026, un plan d'action articulé autour de l'accès au quartier des Aires, du débroussaillement, de la gestion forestière et de la prévention. Les mesures concrètes seront dévoilées lors d'une réunion publique prévue vendredi 25 septembre en fin de journée.

Un bilan lourd et des leçons à tirer

L'incendie du 19 juillet dernier a parcouru près de 200 hectares de forêt, dont 130 sur la seule commune des Arcs. Le bilan matériel est considérable : 77 villas ont été touchées, dont quatre entièrement détruites. Aucun blessé n'est à déplorer. L'enquête sur l'origine du sinistre est toujours en cours. Au moins un départ de feu a été identifié derrière le stade de Taradeau, et peut-être un deuxième plus à l'est, vers Les Arcs-sur-Argens. L'origine est manifestement humaine.

Les flammes sont arrivées sur le plateau des Aires en moins d'une heure, attisées par le stress hydrique des végétaux et les courants ascendants. Une véritable boule de feu est entrée au milieu des maisons. En concertation avec les pompiers, la municipalité a choisi de mobiliser les moyens sur la ligne de crête pour éviter que l'incendie ne se propage au quartier des Contes. Les autorités craignaient qu'une éventuelle bascule donne davantage d'ampleur au sinistre, avec des conséquences potentiellement bien plus destructrices.

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Des dysfonctionnements identifiés

Un bilan a été dressé en concertation avec les référents des quartiers sinistrés. Plusieurs carences ont été notées, notamment dans l'éducation des habitants, avec parfois une méconnaissance des conduites à tenir. L'accès au plateau des Aires est historiquement complexe, avec une voie exiguë qui a montré ses limites lors du chassé-croisé entre le départ des habitants et l'arrivée des secours.

La propagation de l'incendie parmi les habitations a été favorisée par l'abondance des essences résineuses. Les Obligations légales de débroussaillement (OLD) ne sont pas suffisamment respectées, alors qu'elles sont essentielles à la préservation des biens et à la sécurité des services de secours. Des pompiers ont d'ailleurs été piégés pendant l'incendie et ont demandé un largage aérien de sécurité, un avertissement sans frais.

Un plan d'action en plusieurs volets

En ce qui concerne les OLD, le maire se montre ferme : « Nous serons intransigeants », a-t-il déclaré. La municipalité misera d'abord sur la pédagogie, puis utilisera la répression si nécessaire. Les secteurs brûlés sont en cours de sécurisation. Les arbres brûlés vont être coupés et valorisés. Un nettoyage citoyen a déjà eu lieu et des opérations d'élagage ont permis de sécuriser plusieurs accès dans les quartiers concernés.

La commune souhaite privilégier des essences moins inflammables et invasives que le pin d'Alep. Des rupteurs de feux seront créés sur des emplacements stratégiques. Les récents orages ont redonné vie à des espèces particulièrement résilientes, à l'image du Lentisque.

Pour le désenclavement du quartier des Aires, plusieurs projets sont à l'étude. Les premières mesures concrètes seront dévoilées lors de la réunion publique du 25 septembre. Ce moment d'échange sera largement consacré à l'incendie du 19 juillet et à son retour d'expérience. La problématique des risques naturels sera développée dans le prolongement de ce sinistre. La municipalité a d'ores et déjà pris attache auprès du Syndicat mixte de l'Argens (SMA) pour la gestion des ruissellements sur les versants mis à nu par les flammes.

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