Vallée de la Garonne en alerte rouge face à la crue et la tempête Nils
Garonne en alerte rouge : craintes d'une crue historique

Vallée de la Garonne en alerte maximale face à la montée des eaux

Les habitants et les élus de la vallée de la Garonne sont sur le qui-vive, redoutant ardemment que l'épisode dramatique de février 2021 ne se reproduise ce jeudi 12 février. La situation est d'autant plus préoccupante que le tronçon marmandais du fleuve a été placé en vigilance rouge, et que l'arrivée de la tempête Nils vient compliquer les prévisions. Beaucoup ne s'attendaient pas à une telle escalade, poussant certains élus à écourter leurs vacances pour assurer la sécurité de leurs administrés.

Une montée des eaux rapide et inquiétante

Dès le mardi 10 février, les premiers débordements de la Garonne ont sonné l'alarme. Le mercredi 11 février, la propagation des crues formées sur le Lot, le Tarn et les cours d'eau du Lannemezan a entraîné une montée continue des eaux. Initialement en vigilance jaune le matin, les tronçons marmandais et agenais ont basculé en rouge après 17 heures, avec des hauteurs atteignant près de 7 mètres à Marmande. Les prévisions pour ce jeudi évoquent une hauteur potentielle de 9,6 mètres dans le Marmandais, suscitant des craintes de crue historique.

Évacuations et préparatifs d'urgence

Les évacuations ont déjà commencé dans des villages comme Jusix et Couthures-sur-Garonne, premiers touchés par la montée des eaux. À Jusix, le pépiniériste local a dû mettre à l'abri près de 4 000 arbres, tandis que le maire Laurent Capelle exprime son inquiétude : « La situation se dégrade sérieusement. On pensait atteindre 8,50 mètres, mais les autorités prévoient 10 mètres jeudi matin. » Quatre familles ont été évacuées, et la route d'accès au village devait être coupée dans la nuit.

À Lagruère, le maire Jacques Verdelet a préparé des bateaux et mis en place une cellule de crise, déclarant : « On se prépare à une crue majeure, similaire à celle de 2021. » En 2021, le fleuve avait atteint 10,22 mètres à Marmande. Les précautions incluent la sécurisation des personnes fragiles, des animaux et des installations électriques, avec une montée observée de 20 cm par heure.

Impacts locaux et craintes persistantes

Dans les communes environnantes, comme Sainte-Marthe, Samazan et Gaujac, des débordements de l'Avance et d'autres rivières ont déjà causé des dégâts. À Gaujac, une surverse du Sérac a endommagé une digue, menaçant de rupture. Bien que le niveau ait baissé sur le Goret et l'Avançot, tous les regards sont désormais rivés sur la Garonne, avec des précipitations supplémentaires attendues en fin de semaine.

Les doyens de Jusix, habitués aux inondations, sont restés sur place, contrairement aux nouveaux arrivants qui ont préféré quitter la commune. Les autorités locales et les services de secours restent mobilisés pour faire face à l'épisode le plus critique de la crue, anticipé pour ce jeudi 12 février.