Inondations majeures dans le Val de Garonne après la rupture d'une digue à Aiguillon
Ce samedi 14 février 2026, une digue a cédé à Aiguillon, provoquant des inondations soudaines et étendues dans la région du Val de Garonne. L'eau s'est répandue rapidement, submergeant des quartiers de la ville et engloutissant des routes et des plaines agricoles, créant une situation de crise immédiate.
Une réponse d'urgence coordonnée pour les sinistrés
Les autorités locales, dirigées par le maire Christian Girardi, ont rapidement mis en place un poste de commandement au stade Louis-Jamet. Les sinistrés ont été évacués et hébergés dans le gymnase du stade, où la solidarité s'est organisée de manière efficace. Des lits et des couvertures ont été prêtés par les mairies voisines et les habitants, tandis que la Croix-Rouge a acheminé ses réserves d'urgence sur place.
Sur le terrain, des denrées alimentaires et du café ont été distribués aux personnes affectées, soulageant partiellement leur détresse. La mobilisation des bénévoles et des services publics a permis de gérer la situation avec un certain niveau d'organisation, malgré l'ampleur des dégâts.
Des infrastructures gravement touchées dans toute la vallée
Ailleurs dans la vallée de la Garonne, les conséquences des inondations se font sentir de manière significative. La circulation routière est fortement perturbée, avec de nombreuses routes submergées par les eaux, comme celle reliant Fourques-sur-Garonne à Marmande. Les panneaux de signalisation ne dépassent plus que de quelques centimètres, et les arches du pont du Mas-d'Agenais dominent désormais une plaine transformée en lac.
Dans le Marmandais, les niveaux d'eau ont dépassé les 10 mètres, exacerbant les difficultés d'accès et de déplacement. À Couthures-sur-Garonne, des barques sont utilisées pour naviguer dans les zones inondées, illustrant l'étendue des perturbations. Les images capturées par les photographes montrent des paysages méconnaissables, où l'eau a tout envahi.
Une situation stabilisée mais préoccupante
Peu avant 13 heures, l'eau s'est stabilisée, offrant un répit temporaire. Cependant, les dégâts matériels sont considérables, et la priorité reste l'hébergement et le soutien aux sinistrés. Les autorités continuent de surveiller la situation de près, craignant de nouvelles montées des eaux ou des répliques.
Cet événement met en lumière la vulnérabilité des infrastructures face aux phénomènes climatiques extrêmes et souligne l'importance de la préparation et de la solidarité communautaire en temps de crise.



