Crues dans l'Ouest : 270 nouvelles communes demandent la reconnaissance de catastrophe naturelle
Crues : 270 communes demandent catastrophe naturelle

Près de 270 nouvelles communes sollicitent la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce vendredi que « près de 270 » communes supplémentaires demandaient la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle suite aux récentes crues exceptionnelles qui ont frappé l'ouest de la France au mois de février. Ces dossiers, qui concernent des localités réparties sur 16 départements, seront examinés les 3 et 10 mars prochains par une commission interministérielle spécialisée.

Cette déclaration a été faite lors d'un déplacement conjoint avec la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, dans les zones particulièrement affectées d'Angers et de Cheffes, situées dans le Maine-et-Loire. Cette annonce intervient alors que 294 communes ont déjà obtenu cette reconnaissance officielle, avec une concentration notable dans le Lot-et-Garonne (63 communes), le Maine-et-Loire (77 communes) et la Gironde (91 communes).

Un épisode de crues historique et des habitants « épuisés »

Le mois de février a été marqué par un épisode de crues d'une intensité remarquable, battant même un record de durée pour la vigilance rouge crues en France avec 14 jours consécutifs d'alerte maximale, selon les données de Vigicrues. L'alerte avait initialement été déclenchée en Gironde et dans le Lot-et-Garonne avant de s'étendre vers le nord, touchant notamment la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire.

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Face à cette situation critique, certaines préfectures ont dû procéder à des évacuations préventives de grande ampleur : environ 1 500 personnes dans le département du Lot-et-Garonne et entre 850 et 900 personnes dans le Maine-et-Loire. À Cheffes, commune d'un millier d'habitants intégralement évacuée, le maire Marc Dutruel a exprimé avec émotion l'épuisement de sa communauté : « On est un peu épuisé », a-t-il confié, les larmes aux yeux, tout en se félicitant qu'aucune victime ne soit à déplorer grâce à des systèmes de prévention efficaces.

L'adaptation au changement climatique comme priorité budgétaire

Lors de cette visite, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a souligné l'importance cruciale des mesures de prévention et d'anticipation. Elle a cité l'exemple de l'agglomération angevine, où une simulation informatique de l'évolution de la crue a permis d'avertir rapidement les populations concernées, limitant ainsi les conséquences potentielles de l'inondation.

« Les conséquences de cette crue ont été moins désastreuses qu'elles auraient pu l'être s'il n'y avait pas eu cette anticipation », a-t-elle insisté. Monique Barbut a également annoncé une orientation stratégique des financements disponibles, précisant que l'essentiel des crédits du fonds vert serait désormais dirigé vers l'adaptation au changement climatique. Dans ce cadre, le budget consacré spécifiquement à la prévention des inondations sera doublé, marquant un engagement fort pour renforcer la résilience des territoires face aux risques climatiques croissants.

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