La Saintonge confrontée à une double crise météorologique
Alors que le niveau de la Charente ne cesse de croître en Saintonge, le département a dû faire face aussi à la tempête Pedro, dans la nuit de mercredi à jeudi, avec de violentes rafales de vent. Cette combinaison d'événements climatiques a plongé la région dans une situation d'urgence, nécessitant des interventions rapides et une mobilisation collective.
Une crue historique sur la Charente
À Saintes, un pic de crue est envisagé ce vendredi 20 février à 6,50 mètres, un niveau exceptionnel qui inquiète les autorités et les habitants. Jeudi 19 février au matin, à l’extrémité de la rue de la Gare, à Taillebourg, la Charente a pris ses aises, envahissant les rues et les propriétés. Sur le quai du Port à Saint-Savinien, un bateau amarré n’a pas survécu à l’agitation de la crue, illustrant la force destructrice des eaux.
Avenue Gambetta à Saintes, l’eau continue de monter et attire les curieux, tandis que la balade avec son animal se fait désormais sur les traverses de bois installées pour faciliter la circulation. Rue du Centre, à Saint-Savinien, une cuvette s’est formée sur un point bas, et certaines des maisons qui bordent le fleuve sont inondées, forçant les résidents à s'adapter ou à évacuer.
Les dégâts de la tempête Pedro
Parallèlement, la tempête Pedro a frappé la région avec des rafales de vent violentes. À Rochefort, elle a déraciné trois tilleuls hauts de 15 mètres qui ont écrasé deux voitures, dans le quartier Salaneuve, causant des dégâts matériels importants. À Fouras, au-dessus de la plage de l’Espérance, un énorme cupressus a rompu après le passage de la tempête, obligeant les services techniques de la Ville à le débiter pour sécuriser les lieux.
Solidarité et adaptations locales
Face à cette crise, la solidarité est de mise entre les habitants. Le maire de Taillebourg, Pierre Texier, avec son équipe de bénévoles, a organisé des évacuations en barque pour les familles qui le désirent. À Saint-Savinien, des sacs de sable sont utilisés comme remède contre l’envahisseur liquide à l’angle de la rue du Centre, tandis que les poubelles trempent dans l’eau, symbolisant les perturbations du quotidien.
À Saintes, devant la librairie Peiro-Caillaud, cours National-Michel-Baron, on propose de donner des bottes pour aider les personnes affectées par les inondations. La passerelle piétonne de Saint-Savinien, bien qu'indiquée par un panneau, est désormais invisible sous les flots de la Charente, et le parking du « petit » Leclerc, rue Gautier, est en partie envahi par l’inondation, perturbant les activités commerciales.
Quai du Port à Saint-Savinien, la Charente a envahi le bitume à l’heure de la pleine mer, ce qui bloque l’écoulement du fleuve, aggravant la situation. Chacun s’adapte avec la crue, mais les défis restent nombreux alors que la région tente de contenir les eaux et de réparer les dégâts causés par le vent.



