Canicule : œufs plus petits et moins nombreux dans les élevages
Canicule : œufs plus petits et moins nombreux

Les fortes chaleurs de l'été 2026 ont un double effet sur les élevages de poules pondeuses : les œufs sont à la fois moins nombreux et plus petits. Selon les éleveurs interrogés par Le Monde, la production a chuté de 10 à 15 % dans certaines régions, et la taille des œufs a diminué, un phénomène directement lié au stress thermique subi par les animaux.

Un stress thermique aux conséquences directes

Les poules pondeuses supportent mal les températures élevées. Lorsque la chaleur dépasse 30 °C, leur organisme réduit naturellement la production d'œufs. Les éleveurs constatent que les poules pondent moins souvent et que les œufs produits sont plus petits. « C'est un mécanisme de survie : la poule privilégie sa propre santé à la ponte », explique un éleveur du Sud-Ouest, qui a vu sa production chuter de 15 % en août.

La chaleur affecte également la qualité des coquilles. Les œufs sont plus fragiles, ce qui complique leur manipulation et leur transport. Les éleveurs doivent redoubler de vigilance pour éviter les pertes supplémentaires.

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Des mesures d'adaptation dans les élevages

Pour faire face à ces conditions, les éleveurs mettent en place des solutions : ventilation renforcée, brumisation, horaires de distribution d'aliments décalés aux heures les plus fraîches. Certains réduisent aussi la densité des animaux dans les bâtiments pour améliorer le confort thermique. Malgré ces efforts, la production reste en baisse, et les conséquences économiques se font sentir.

Les éleveurs s'inquiètent pour la suite de la saison. Si les températures restent élevées, la production pourrait continuer à diminuer, avec un impact sur l'offre et les prix. Les consommateurs pourraient voir une hausse des prix des œufs dans les prochaines semaines, préviennent les professionnels.

Un impact économique à surveiller

La baisse de production a des répercussions sur toute la filière. Les éleveurs doivent faire face à des coûts supplémentaires (énergie pour la ventilation, eau pour la brumisation) tout en vendant moins d'œufs. Selon les premières estimations, la perte pourrait atteindre plusieurs milliers d'euros par exploitation.

Les organisations professionnelles appellent à une meilleure prise en compte du bien-être animal dans les élevages, notamment en investissant dans des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs. Elles demandent aussi des aides publiques pour compenser les pertes liées aux épisodes caniculaires, qui deviennent plus fréquents.

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