Aiguillon : les derniers sinistrés quittent le refuge, l'heure est au bilan et à la prévention
Les quatre dernières familles sinistrées qui avaient trouvé refuge dans le gymnase du stade d'Aiguillon ont finalement pu trouver une solution de relogement durable. Depuis le lundi 23 février, le centre d'hébergement d'urgence est désormais vide, marquant une étape cruciale dans la gestion de cette crise.
Un travail collectif salué par le maire
Christian Girardi, le maire d'Aiguillon, a tenu à saluer l'effort remarquable de tous les acteurs impliqués. « Le travail de la municipalité, de la Croix-Rouge et des bénévoles a été fantastique », a-t-il déclaré, soulignant la mobilisation exceptionnelle de la communauté face à l'urgence.
Désormais, l'équipe municipale peut se tourner résolument vers « l'après », une phase qui s'annonce tout aussi exigeante. « L'après, ça va être le nettoyage et la déclaration de reconnaissance de catastrophe naturelle », a précisé Christian Girardi. Cette démarche administrative est essentielle pour débloquer les aides et indemnités nécessaires aux sinistrés et à la commune.
La prévention, priorité absolue face aux risques futurs
À Aiguillon, une autre priorité émerge avec force : la prévention. La situation reste précaire, car la digue a cédé lors des dernières intempéries. Actuellement, seuls des batardeaux – des barrages temporaires – font office de protection entre un quartier résidentiel et le Lot, la rivière voisine.
Face à cette vulnérabilité, le maire envisage une action pragmatique. Son idée est de demander à la SNCF, propriétaire de l'ouvrage, de le maintenir au moins jusqu'au printemps, si sa pérennisation n'est pas possible. Cette demande s'inscrit dans un contexte d'inquiétude légitime.
« Avec toute la neige accumulée dans les Pyrénées qui va fondre, il n'est pas rare de voir le Lot gonfler en avril », explique Christian Girardi. Les élus redoutent en effet une crue printanière, qui pourrait aggraver la situation déjà fragile de la commune.
Cette anticipation est d'autant plus cruciale que la commune voisine de Monheurt a déjà procédé, vendredi dernier, à sa déclaration de reconnaissance de catastrophe naturelle, montrant la voie à suivre pour une gestion coordonnée des risques dans la région.



