Quel honneur pour un petit établissement privé comme le nôtre ! Le parc animalier de Doué-en-Anjou (Maine-et-Loire) vient d'être désigné deuxième zoo le plus éthique du monde par la revue américaine National Geographic. Une première pour un établissement français.
Un anniversaire mémorable
Alors qu'il fête ses 65 ans d'existence, le Bioparc de Doué-la-Fontaine a reçu cette distinction le 5 mai 2026. Cette reconnaissance récompense les efforts accomplis en Anjou pour le bien-être des animaux et le soutien à de nombreux projets de conservation animale à travers le monde.
« Personne ne nous a prévenus, assure Pierre Gay, 75 ans, fils de Louis Gay, créateur du Bioparc en 1961. Nous avons découvert ce classement en consultant les réseaux sociaux. » Sur la plus haute marche du podium, le zoo de Leipzig (Allemagne). Sur la troisième, le parc zoologique national de Washington (États-Unis). « Quel honneur pour un petit établissement privé comme le nôtre ! D'autres pouvaient y prétendre, dit Pierre Gay. Mais ça couronne ma vie professionnelle et ma sensibilité à la cause animale. »
Un engagement pour les espèces menacées
National Geographic souligne que « beaucoup des 2 000 animaux de 130 espèces hébergés par le Bioparc font partie des programmes européens pour les espèces en voie de disparition ». La revue rappelle qu'en 2025, il a reversé près de 622 930 euros à des ONG partenaires engagées dans la protection des animaux menacés et la préservation de leurs habitats naturels. Depuis 2001, 5 293 374 euros ont ainsi été distribués.
François Gay, fils de Pierre Gay, directeur des lieux depuis 2003, rappelle que le Bioparc a notamment contribué à la création de deux réserves au Pérou pour sauver l'ours à lunettes, de trois aires protégées pour la sauvegarde du flamant du Chili et de la Réserve naturelle nationale des girafes du Niger, qui s'étend sur 1,6 million d'hectares. « Et en fin d'année, une première mondiale, révèle-t-il. Nous allons réintroduire quatre varis roux, un des primates les plus menacés au monde, dans leur milieu naturel, à Madagascar. »
Projets futurs
Autre projet : offrir un espace aux félins asiatiques. « Dans quelques semaines vont commencer les travaux d'une carrière forestière, annonce François Gay. Dans deux ans, nos tigres de Sumatra, notre panthère de Ceylan et notre léopard de Java y retrouveront leur biotope. » Comme ces animaux grimpent aux branches et sautent d'arbre en arbre, un observatoire de trois niveaux, du sol à la canopée, sera aménagé sur ce site couvert d'un filet. En outre, plus un seul félin du Bioparc ne sera bientôt enfermé la nuit.
De nombreux panneaux détaillant les initiatives in situ et les programmes internationaux balisent les 17 ha du site en partie troglodytique. Atout transparence : le rapport d'activité est en ligne. « On mesure l'engagement, dit Jean-Luc, un grand-père qui promène ses petits-enfants le temps d'un week-end. En venant ici, on participe à l'effort. » En 2025, 266 000 personnes ont visité les lieux. La distinction du National Geographic pourrait doper encore l'affluence.



