Le scorpion languedocien (Buthus occitanus) peuple le sud-ouest de l’Europe, notamment la France, l’Espagne et le Portugal, ainsi que l’Afrique du Nord de l’autre côté de la Méditerranée. Cet arthropode suscite curiosité et crainte, mais sa réputation est souvent surfaite.
Comment reconnaître le scorpion languedocien ?
Ce scorpion mesure de 6 à 8 centimètres. Au bout de son abdomen segmenté, appelé métasoma, se trouve un aiguillon venimeux. Lorsqu’il capture une proie, il la maintient avec ses grandes pinces, les pédipalpes, puis replie sa queue au-dessus de son corps pour piquer. Les pédipalpes sont couverts de soies sensorielles qui détectent les vibrations et les mouvements de l’air.
Contrairement aux insectes, les scorpions n’ont que deux parties corporelles : le céphalothorax (prosoma), portant les yeux, les pédipalpes et les pattes, et l’abdomen, divisé en préabdomen et queue articulée. Pour percevoir l’environnement, le scorpion s’appuie sur de nombreuses soies et des organes sous l’abdomen appelés peignes (pectines), qui détectent les substances chimiques laissées par les proies ou congénères.
Une reproduction originale
La femelle est vivipare : les jeunes se développent dans son organisme pendant environ huit mois. L’accouplement est indirect : le mâle dépose un spermatophore que la femelle récupère lors de la parade nuptiale. Une portée compte généralement 20 à 35 petits. Blancs et fragiles, les nouveau-nés grimpent sur le dos de la mère où ils restent jusqu’à leur première mue, environ une semaine plus tard. Ensuite, ils deviennent autonomes et chassent seuls.
Un venin variable selon les populations
Le venin du scorpion languedocien varie : les individus d’Afrique du Nord ont un venin plus toxique que ceux d’Europe. En France, une piqûre est comparable à celle d’une guêpe : douloureuse mais rarement grave chez une personne en bonne santé. Les mâles se déplacent davantage que les femelles, surtout en période de reproduction, parcourant de longues distances pour trouver une partenaire. Comme tous les scorpions, il module la quantité de venin injectée selon la taille et la résistance de sa proie.
Cet article est réalisé par Le Monde des Animaux et hébergé par 20 Minutes.



