Un havre de biodiversité préservé pour les décennies à venir
Le plan d'eau de Massillargues-Atuech, déjà reconnu comme un précieux réservoir de biodiversité, bénéficie désormais d'une protection renforcée et de longue durée. La maire de la commune, Aurélie Génolher, a officiellement signé un bail emphytéotique avec le Conservatoire des espaces naturels, un organisme public d'intérêt général. Cette signature historique s'est déroulée dans l'étude de maître Maubon, notaire à Langlade, en présence de Luc Capon, représentant le Conservatoire.
Un processus engagé depuis dix-huit mois
Cette démarche de protection n'est pas le fruit du hasard. Le conseil municipal avait délibéré il y a déjà dix-huit mois pour faire avancer un dossier encore plus ancien. Le plan d'eau, situé sur le domaine privé de la commune, est un lieu de vie apprécié des promeneurs, des pêcheurs et des chasseurs. Désormais, sa préservation est assurée par ce bail emphytéotique qui court jusqu'en 2059, pour un loyer symbolique de 127 euros par an.
Un plan de gestion pour un site exceptionnel
Le Conservatoire des espaces naturels va immédiatement se mettre au travail pour élaborer un plan de gestion détaillé, avec la création d'un comité de pilotage. L'objectif est d'évaluer la meilleure manière d'agir sur ce site naturel remarquable. Luc Capon, chargé de projet au Conservatoire, explique : "Nous allons prendre une année pour rencontrer tous les usagers, pour s'adapter et faire un état des lieux de départ car, là aussi, la faune et la flore sont présentes."
La richesse écologique du site est impressionnante : pas moins de 69 espèces dites patrimoniales, faune et flore confondues, y ont été répertoriées. Parmi elles, on trouve des espèces emblématiques comme la loutre, le castor, diverses espèces de chauves-souris et de libellules.
Une compensation environnementale stratégique
Cette protection s'inscrit dans un contexte plus large de compensation environnementale. Le Département du Gard, propriétaire des barrages de Sainte-Cécile d'Andorge et des Camboux, a entrepris des travaux sur ces ouvrages. Ces chantiers ont nécessité d'importants défrichages, créant une obligation légale de compenser l'atteinte à des zones naturelles.
C'est ainsi que quatre parcelles autour du plan d'eau de Massillargues, représentant dix hectares dont une petite île, deviennent des zones de compensation officielles pour les travaux des barrages. Le Conservatoire est déjà en lien étroit avec le Département pour coordonner ces actions de préservation.
Une fierté municipale
Pour la maire Aurélie Génolher, cette signature représente une étape importante dans la politique environnementale de sa commune. "Dans notre plan local d'urbanisme, nous avons déjà protégé des arbres remarquables, du petit patrimoine comme des tombes protestantes, et nous avons également des espaces boisés classés. Là, nous faisons un pas important pour le plan d'eau, je suis très contente !", confie-t-elle avec un sourire.
Cette protection du plan d'eau de Massillargues-Atuech s'ajoute ainsi à une série de mesures déjà mises en place par la municipalité pour préserver son patrimoine naturel et historique. La commune démontre ainsi son engagement concret en faveur de la protection de l'environnement, au bénéfice des générations futures.



