Extension de parking à Mourèze : riverains inquiets pour la biodiversité
Parking à Mourèze : inquiétude des riverains pour la nature

À Mourèze, le projet d'extension du parking principal, porté par le maire Patrick Jaurès, divise la population. Alors que la commune souhaite créer 200 à 250 places supplémentaires pour répondre à l'afflux touristique, des riverains dénoncent les conséquences environnementales déjà visibles sur le site choisi.

Un espace naturel menacé

La parcelle concernée, située en contrebas du parking actuel, longe la rive droite du Ruisseau des rats. Hélène Darmagnac et Yves Vallat, riverains du terrain, témoignent : « Ici, chaque année, il y avait des coquelicots, des fleurs d’onagre… Des chardonnerets vivaient là et des loriots se postaient dans les cimes des arbres qui ont été coupés. » Ils s'inquiètent des incidences du projet dans un champ bordé de deux ruisseaux jamais à sec. « À l’heure du changement climatique, d’importantes coupes d’arbres ont déjà été faites en amont des études environnementales », assurent-ils. Aujourd'hui, le terrain dévasté ne témoigne plus de la richesse naturelle des lieux, zones humides comprises, où vivaient salamandres et couleuvres. Ils relèvent une contradiction entre les labels touristiques vantant le territoire et le traitement de la parcelle acquise par la mairie.

Des enjeux économiques et sécuritaires

Le maire Patrick Jaurès reconnaît que cette position mérite d'être entendue, mais il souligne un contexte plus large : « Les commerçants soutiennent cet aménagement en raison de ses enjeux économiques. De nombreux habitants signalent des difficultés croissantes de circulation, liées aux véhicules en recherche de stationnement, ainsi que le développement de stationnements inadaptés le long de la voie départementale, générateurs de risques en matière de sécurité. »

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Une fréquentation touristique en hausse

La commune a accueilli plus de 140 000 visiteurs en 2025, alors que les capacités d'accueil sont limitées à une centaine de places de stationnement simultanées. « Il ne s’agit pas de surtourisme, mais d’un déséquilibre entre la fréquentation et les capacités d’accueil », estime le premier magistrat. Le projet d'extension, sur une emprise d'environ 7 000 m², vise à créer 200 à 250 places supplémentaires dans des conditions organisées et sécurisées. Un ancien parking situé sur la D8, à 700 m en aval, obligeait les familles à marcher le long de la départementale jusqu'à la Maison du Grand site.

Reste à savoir quelle place les études environnementales à venir accorderont aux enjeux écologiques soulevés par les riverains.

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