Déclin de 18% des oiseaux communs en France en 25 ans
Oiseaux communs : -18% en 25 ans en France

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a publié un rapport alarmant ce vendredi 5 juin 2026, révélant que la population d'oiseaux communs en France a diminué de plus de 18% au cours des vingt-cinq dernières années. Cette tendance, observée depuis l'an 2000, concerne aussi bien les espèces des milieux agricoles que celles des zones urbaines.

Un déclin généralisé mais contrasté

Selon les données collectées par le programme de suivi temporel des oiseaux communs (STOC), certaines espèces ont subi des pertes particulièrement sévères. Les oiseaux des milieux agricoles, comme l'alouette des champs ou le bruant proyer, enregistrent une chute de près de 30%. En milieu urbain, les populations de moineaux domestiques et de verdiers d'Europe ont également fortement diminué, avec des baisses respectives de 25% et 20%.

Les causes multiples du déclin

La LPO pointe plusieurs facteurs explicatifs. L'intensification de l'agriculture, avec l'usage accru de pesticides et la disparition des haies, réduit les ressources alimentaires et les sites de nidification. L'urbanisation croissante, la fragmentation des habitats et le changement climatique aggravent la situation. Les épisodes de sécheresse et les vagues de chaleur affectent directement la survie des jeunes oiseaux.

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Des disparités régionales

Le déclin n'est pas uniforme sur le territoire. Les régions de grandes cultures, comme le Bassin parisien et le Nord de la France, sont les plus touchées. En revanche, certaines zones de montagne et les espaces protégés montrent une relative stabilité, voire une légère augmentation pour quelques espèces forestières.

Les espèces les plus menacées

Parmi les espèces en forte régression, on trouve le tarier des prés (-45%), le bouvreuil pivoine (-35%) et la linotte mélodieuse (-30%). À l'inverse, certaines espèces opportunistes comme le pigeon ramier ou la corneille noire progressent, profitant des modifications des paysages.

Les actions de la LPO

Face à ce constat, la LPO appelle à des mesures urgentes. L'association préconise une réduction de l'usage des pesticides, la restauration des haies et des zones humides, ainsi qu'une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les politiques d'aménagement du territoire. Des programmes de sciences participatives, comme le comptage des oiseaux de jardin, permettent aux citoyens de contribuer à la surveillance des populations.

Le déclin des oiseaux communs est un indicateur de l'état de santé de la biodiversité. La LPO insiste sur la nécessité d'agir rapidement pour inverser cette tendance, avant que certaines espèces ne disparaissent définitivement de nos campagnes et de nos villes.

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