Mobilisation contre le projet Emme à Parempuyre : les opposants montent au créneau
Mobilisation contre le projet Emme à Parempuyre

Plusieurs associations et collectifs ont participé ce lundi 25 mai à la mobilisation organisée par le collectif du Bois vert à Parempuyre contre le projet industriel Emme. La Sepanso Gironde a listé les actions en justice, en cours ou à venir.

Mobiliser sur le printemps des luttes lors d’un week-end à trois jours et sous une chaleur écrasante relève de la gageure. Heureusement pour eux, les militants du collectif du Bois vert et d’autres structures amies (Sepanso 33, La Fraie Sauvage, Alerte pesticides, GNSA, Urgences citoyennes) ont pu profiter de l’ombrage de quelques chênes proches de la salle L’Art y Show pour échanger sur quelques dossiers chauds du moment : Pure Salmon, Flying Whales, Surfpark de Canéjan, sans oublier la proposition de réforme européenne Omnibus X visant à simplifier les règles sur les pesticides.

Parempuyre oblige, l’opposition au projet d’usine de conversion de nickel et de cobalt Emme était aussi sur toutes les lèvres et pas mal de banderoles tendues entre les troncs. Farouche opposante à cette raffinerie prévue en bordure de Garonne, Florence Bougault, administratrice de la Sepanso 33, a fait le point.

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Les actions en justice se multiplient

Sur le plan judiciaire, les instructions s’empilent. Ainsi, l’association de protection de l’environnement dit avoir déposé le 13 mai dernier un mémoire en réplique, dans le cadre du recours devant le Conseil d’État. Cette procédure cible le décret du 5 septembre 2025 qui qualifie de « projet d’intérêt national majeur » l’implantation de la future usine.

Un nouveau recours sera formulé avant le 5 juillet en vue d’obtenir l’annulation cette fois de l’arrêté préfectoral (du 5 mai) approuvant la mise en compatibilité du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Bordeaux Métropole. « Nous sommes convaincus qu’il y a eu des manquements dans l’enquête publique ayant précédé cette modification du PLUi », avance Florence Bougault, criant au « déni de démocratie. » « Sur les 23 exigences de garanties émises à Bordeaux Métropole, certaines n’ont reçu aucune réponse. Où est l’étude indépendante sur l’eau ? », interroge-t-elle.

En février, la justice avait également été saisie pour dénoncer l’insertion dans le Scot bioclimatique d’une disposition permettant la création d’une zone économique de 32 hectares. La Sepanso 33 n’exclut pas de planter d’autres banderilles, que ce soit sur l’autorisation environnementale ou le permis de construire, toujours en phase d’instruction. Le recours de la Ville de Parempuyre sur le raccordement électrique de l’usine rallonge la liste. De quoi mettre les tribunaux sous tension.

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