Lâcher d'oiseaux sauvages au monastère de Solan
Lâcher d'oiseaux sauvages au monastère de Solan

Dimanche 23 août, près de 200 personnes se sont réunies dans les jardins du monastère de Solan pour la journée de la sauvegarde de la création. À cette occasion, l'association Goupil Connexion a relâché une petite quinzaine d'oiseaux sauvages, dont un rollier d'Europe, une buse variable, quatre faucons crécerelles et un jeune étourneau victime d'une fracture. Ce rendez-vous annuel, dédié à l'écologie et à la spiritualité, intègre depuis quatre ans un lâcher d'oiseaux sauvages.

Un public conquis par le rollier d'Europe

Marie-Pierre Puech, vétérinaire et fondatrice de Goupil Connexion, a présenté les oiseaux avant leur remise en liberté. Elle a notamment sorti de sa cage un rollier d'Europe, un oiseau aux magnifiques couleurs turquoise, en expliquant au public qu'il se nourrit majoritairement de cigales. Un « waouh » d'admiration et d'émotion a parcouru la foule à cet instant.

La vétérinaire a également évoqué le cas de l'étourneau, une espèce que « l'homme n'aime pas trop, parce qu'il mange le maïs, les graines… alors on met de la chimie pour le détruire ». Cette matinée était l'occasion de sensibiliser le public aux périls, souvent causés par l'activité humaine, que rencontrent les oiseaux : électrocution, débroussaillage, pollution par les pesticides…

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Une « vraie oasis de paix » pour les animaux

Marie-Pierre Puech a décrit le monastère de Solan comme « une vraie oasis de paix », où, dans le passé, ont déjà été remis en liberté des renards, des fouines ou encore des genettes. Goupil Connexion, dont l'hôpital de la faune sauvage est basé à Laroque près de Ganges (Hérault), prend en charge, soigne et réhabilite chaque année jusqu'à 3 000 animaux trouvés en détresse. L'association organise environ une quinzaine de lâchers pédagogiques en public chaque année, comme celui de Solan.

Cette année, la vétérinaire a souligné la difficulté liée aux fortes chaleurs depuis le mois de mai, qui ont fait exploser le nombre de sollicitations, avec jusqu'à 300 appels par jour. « On a dû apprendre à dire non. C'est fatigant », a-t-elle déclaré, rappelant que l'hôpital ne fonctionne qu'avec des dons.

Un lâcher nocturne en clôture de la journée

En fin de journée, après une table ronde consacrée à l'intelligence artificielle, Goupil Connexion a également libéré sept oiseaux de nuit, notamment des hiboux moyens-ducs. Un grand moment d'émotion pour les participants, qui ont pu assister à une double cérémonie de libération, à la fois diurne et nocturne.

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