Publicité Un « jardin de pluie » pour lutter contre les inondations au Val Le large espace en chantier, au sud du village, va se muer en espace vert dans les mois à venir. Mais d’abord, il s’agissait de transformer le site en bassin naturel de rétention des eaux pluviales. Enregistrer Partager LR la rédaction CRÉÉ LE 27 mai 2026 • 08:45 MIS À JOUR LE 27 mai 2026 • 08:45 réservé aux abonnés Voir nos offres Pour l’instant, il faut faire preuve d’imagination. Car le site qui doit bientôt accueillir un « jardin de pluie » est aujourd’hui un vaste terrain vague, une étendue de terre plane, de 3 hectares environ, seulement scindée par un étroit canal qui serpente du nord au sud. Dans les mois qui viennent, la verdure devrait y (re) naître, naturellement, mais aussi grâce à un petit coup de pouce de la municipalité. « On va planter des arbres, des essences qui s’adapteront sur ce site », détaille Jérémy Giuliano, maire du Val. Mais ça, ce sera dans un second temps. L’urgence, c’était de gérer le risque d’inondation. « Ici, tout était constructible. Et pourtant, le schéma directeur des eaux montrait qu’il s’agissait d’une zone stratégique pour les écoulements d’eaux pluviales. » Dans le secteur, il y a un cours d’eau qui reçoit en effet les eaux de pluie des collines alentour. « Le Verdon, sourit le maire. Mais rien à voir avec son grand frère. » Reste qu’en période de crue, c’est de là que partent les inondations. Depuis l’école jusque dans le village. « Il fallait déconnecter l’un des affluents du Verdon pour le diriger vers un bassin de rétention. » À partir de ce constat, il y avait un choix à faire. Et Jérémy Giuliano a sélectionné l’option « ambitieuse ». À savoir, plutôt que de construire une grande bassine, de créer un « jardin de pluie ». « Créer un paysage » Alors, qu’est-ce que c’est exactement ? Un parc, à usage récréatif, qui bénéficie d’une nappe phréatique peu profonde pour donner une végétation bien vivante, mais qui, en période de crue, peut se « fermer » au moyen d’une sorte d’écluse afin de retenir 7 100 mètres cubes d’eau de pluie et d’écoulement. À grand renfort d’études et d’interventions de géologues, tout un dispositif a été pensé pour que la mission de protection fasse son office. Mais c’est bien le maire qui a décidé de rendre ça « agréable ». En plus des conseils du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), « on s’est saisi d’un dispositif qui nous permet d’avoir des consultations d’architectes et de paysagiste », se souvient le maire. Bien lui en a pris : « Grâce à leur intervention, on a pris conscience qu’on pouvait créer un paysage. » Des mesures simples sont prises : « Pour le cheminement du cours d’eau en période sèche, j’ai demandé à ajouter des virages, pour donner l’aspect d’une rivière aux courbes naturelles. On pense aussi à aménager une passerelle en bois pour passer au-dessus du ruisseau. » Pour le maire, il s’agit là d’une des tâches les plus « fascinantes » à accomplir en tant qu’élu : « C’est pour ça qu’on s’engage, et qu’on est content d’avoir la main sur l’aménagement. On peut véritablement structurer le cadre de vie. » Salle des fêtes et crèches aussi au programme D’une contrainte, celle de gérer le risque inondation, la municipalité a donc tenté de faire une opportunité. Et ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Car si la livraison du bassin de rétention dans sa forme basique (sans la végétation) est prévue pour la fin du printemps, le site est encore loin d’être dans sa forme finale. D’abord pour l’aménagement végétal, qui sera « pensé avec la population », indique Jérémy Giuliano, ensuite pour les équipements qui vont s’implanter juste à côté : une crèche (avec la communauté d’agglomération Provence verte) et une salle des fêtes. Coût de l’opération ? 700.000 euros pour le bassin de rétention aménagé en jardin de pluie, 2,5 millions d’euros pour la crèche et 4 millions d’euros pour la salle des fêtes. Un projet maous, donc, qui mettra plusieurs années à se révéler complètement. D’ici là, de l’eau aura coulé sous les ponts… Enregistrer Partager sur le même thème: Environnement A Saint-Cyr, les plages vont rouvrir après une suspicion de pollution Saint-Cyr-sur-Mer Environnement Un festival de Biot annulé et remplacé par un grand nettoyage de printemps Biot Environnement « La journée la plus chaude enregistrée pour un mois de mai » : après le record de chaleur de la veille, le mercure va encore grimper ce mardi France Environnement Elle abrite une biodiversité fragile : la plaine des Maures sous bonne garde avec une opération « coup de poing » Var Environnement « Un terrain propice aux moustiques » : les bassins de la Coulée verte à Nice interrogent des riverains, la Ville rassure Nice Environnement Blue & Economy Finance Forum 2 : Monaco au centre de l’avenir (concret) des océans cette semaine Monaco Environnement « Ces prairies sont les plus dégradées du territoire » : à Antibes, la plaine de la Brague sur le point d’être restaurée grâce à un projet expérimental Antibes Environnement Cette zone commerciale près d’Antibes risque de voir sa rangée de pins tronçonnée Valbonne Environnement Publicité Revenir en haut

