Le Département de la Dordogne et les élèves écodélégués ont transformé l’espace de récréation du collège Suzanne-Lacore de Thenon en y installant 17 essences d’arbres et du mobilier en bois local. Ce projet vise à lutter contre le changement climatique et à favoriser une nouvelle pédagogie de plein air.
Une inauguration collective
Tous les élèves et les personnels du collège se sont rassemblés dans la cour, mercredi 29 avril, pour inaugurer officiellement sa végétalisation. Christine Littrem, principale de l’établissement, a remercié les personnels et le service des espaces verts du Département pour cette réalisation voulue par les élèves écodélégués. « Ce n’est pas seulement un aménagement mais une idée, un projet et un engagement fort dans le cadre d’une réflexion plus large sur le changement climatique. Et puis, c’est un espace pédagogique qui modifie l’utilisation de la cour. Avant, les filles étaient sur les bancs tout autour, les garçons au centre », analyse la principale. Elle ajoute : « La classe extérieure permettra d’enseigner différemment et se reconnecter à la nature. Les bonnes idées ne restent pas dans les cahiers, mais prennent racine. »
17 essences d’arbres
Parents, professeurs et personnels ont participé à cette action qui s’ajoute aux initiatives de développement durable déjà engagées par le restaurant scolaire. Thierry Chamarty, responsable paysages et espaces verts du Département de la Dordogne, a expliqué les étapes des travaux : la découpe du bitume qui va permettre aux eaux pluviales de pénétrer le sol, la réalisation des carrés à planter, l’apport de terre et de copeaux pour atténuer la chaleur.
« On a mis 17 essences différentes d’arbres, qui atteindront leur maturité dans dix ou vingt ans et que verront les futurs élèves du collège. Chênes verts, micocouliers, érables, arbres de Judée vont progressivement apporter de l’ombre pour les jours de forte chaleur. C’est le quatrième collège que nous aménageons de cette façon », indique le responsable. Avant de compléter : « Pour la classe extérieure, les tables et les bancs ont été réalisés avec du châtaignier et du chêne en provenance d’une scierie locale. Ils vont changer de couleur avec le temps, il faut en prendre soin. Ce projet a coûté 34 000 euros. »
Quelques élèves de 3e regardent désabusés ; eux auraient préféré réaliser une fresque peinte sur les murs du gymnase. Une classe de 4e a lu le texte « Bienvenue dans notre classe sans classe » à plusieurs voix et d’autres ont chanté avant de couper le ruban.



