Les opérateurs de data centers sont confrontés à un problème sous-estimé : leurs infrastructures chauffent trop. Ce phénomène n'est pas nouveau dans l'histoire des techniques, comme le rappelle le philosophe Grégoire Chamayou.
Un effet radiateur préjudiciable
Les processus de vibration, combustion et friction des machines génèrent de la chaleur involontaire en excès. Aujourd'hui, ce sont les alentours des data centers qui subissent cet effet « radiateur ». Des collectifs comme « Le nuage était sous nos pieds » et le « Brockovich AI Data Center Reporting » dénoncent le rejet par les serveurs d'une « chaleur fatale » que les opérateurs peinent à exploiter dans les réseaux de chaleur urbains.
Une perspective historique
Dans le cadre d'un projet collectif sur l'histoire sociotechnique de l'intelligence artificielle, Grégoire Chamayou, auteur d'un livre précurseur sur les drones au début des années 2010, a donné une conférence à Venise en février 2026. Il y a retracé l'histoire des enjeux de refroidissement industriel, montrant que la surchauffe est un problème récurrent.
Des solutions insuffisantes
Les opérateurs tentent de valoriser cette chaleur, mais les réseaux de chaleur urbains ne sont pas toujours adaptés. Selon Chamayou, « on découvre toujours trop tard la surchauffe industrielle ». L'article original est réservé aux abonnés.



