Un nid de cygnes sur les bords du Lot
À Villeneuve-sur-Lot, une annonce émerveille autant qu'elle inquiète les amoureux de la nature et les habitués des bords du Lot. Prière de ne pas déranger. En rive droite, un couple de cygnes, visiblement comme chez lui dans la bastide, a décidé de nidifier dans l'herbe qui borde le chemin de halage, côté Lot. Un coin bucolique mais prisé des promeneurs, susceptibles de déranger les deux volatiles, qui viennent de débuter la couvaison.
Si les adultes peuvent peser jusqu'à 15 kilos et savent très bien se défendre à coups de bec, le risque qu'ils abandonnent le nid est réel s'ils sont perturbés. La municipalité a donc décidé de mettre toutes les chances de leur côté dans l'espoir de voir des cygneaux percer la coquille d'ici un gros mois. Une précaution utile alors que certains habitués affirment que les premiers œufs du couple lui ont été dérobés par des personnes mal intentionnées.
Un mois d'incubation sous protection
Pour laisser les futurs parents à leur tâche et conserver l'espoir de les voir perpétuer l'espèce, le service municipal Hygiène et Santé a sécurisé leur espace à l'aide de barrières et de rubalise. Le petit nid d'amour est désormais visible, mais à bonne distance. Le passage sur le chemin de halage est de fait interdit jusqu'à nouvel ordre. Toujours dans cette optique de ne pas troubler leur calme, un arrêté municipal a été pris pour interdire l'accès à tout véhicule à l'impasse toute proche.
Ces mesures divisent les internautes qui commentent sur Facebook l'initiative de la municipalité. Si la plupart louent cette initiative, beaucoup s'inquiètent de cette publicité susceptible d'attirer une curiosité malveillante. Ceux qui moquent le niveau de protection mis en place se sont vu répondre que ce dispositif a été conçu par les agents en lien avec le Centre de soins de la faune sauvage de Tonneins, qui suit la situation et apporte conseils.
Selon l'association fuméloise Lot passion, à qui l'on doit en grande partie ces populations de cygnes le long du Lot, 60 à 70 volatiles, lâchés ou nés sur les rives de la rivière, y ont élu domicile.



