L'Association climatique de Moyenne Garonne (ACMG), basée à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, a vécu un tournant jeudi 23 avril dans une ambiance chaleureuse, jugée "bien trop chaude pour un mois d'avril". Lors de cette assemblée générale, des changements à la tête de l'association ont été actés, sans pour autant dévier de ses missions fondamentales : la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation des ressources en eau.
Un pionnier de la lutte climatique passe la main
Jean-François Berthoumieu a quitté la direction de l'ACMG, une structure qu'il a rejoint dès 1977. À l'époque, il volait dans les nuages pour étudier les moyens de lutter contre la grêle, fléau des cultures. Un voyage d'études au Canada l'a convaincu de la réalité du réchauffement climatique, mais à son retour en France, il a constaté un manque d'intérêt général. Il a alors intégré l'ACMG et son réseau d'agriculteurs, qui effectuaient des relevés, pour étayer ses observations.
Des sujets préoccupants et des innovations
Son équipe s'est emparée de problématiques telles que le gel, l'asphyxie racinaire, les lacs de nouvelle génération ou la sécheresse. C'est d'Allemagne qu'ils ont rapporté l'idée des filets antigrêle, "taxée de connerie à l'époque", plaisante-t-il. Berthoumieu avait également alerté, quelques jours avant, sur la probabilité d'inondations d'ampleur en février dernier.
Une nouvelle direction tournée vers l'avenir
Il passe désormais le relais à Agathe Olive-Gago, directrice adjointe depuis deux ans, qui s'entoure d'une jeune équipe où les femmes sont nombreuses. "L'idée est d'agir collectivement pour l'adaptation au réchauffement climatique, et de sensibiliser un maximum d'acteurs, de collectivités, d'agriculteurs au plus près de nos territoires", a-t-elle précisé.
Un président actif malgré la retraite
Jean-François Berthoumieu, pilote de planeur, reste toutefois un retraité actif. À l'issue de l'assemblée générale, il devient président de l'ACMG, succédant à Claude Crouzet qui occupait ce poste depuis sept ans. "Je proposerai des solutions pour mieux utiliser l'eau bleue du ciel pour en faire de l'eau verte, et j'espère qu'il existera un consensus politique pour revoir la loi sur l'eau de 2006, ce qui est indispensable et urgent", assure le nouveau président.



