63% des nappes phréatiques françaises sous les normales au 1er août
63% des nappes phréatiques sous les normales au 1er août

Au 1er août 2026, 63 % des nappes phréatiques françaises présentent des niveaux inférieurs aux normales, selon le bulletin mensuel du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), publié lundi. Ce chiffre marque une aggravation par rapport au 1er juillet, où 54 % des nappes étaient concernées. La dégradation s'explique par les vagues de chaleur répétées et l'augmentation des prélèvements en eau, notamment pour l'agriculture et le tourisme.

Une situation qui se dégrade

Le BRGM indique que la situation des nappes « se dégrade ». Au 1er août, 94 % des réserves souterraines en eau de la métropole affichaient des niveaux en baisse. Si la vidange estivale est un phénomène habituel, elle est cette année particulièrement marquée en raison du « déficit de pluie efficace en juillet » et de la demande accrue en eau. Le gouvernement a annoncé que près de 70 % du territoire français est déjà soumis à des mesures de restrictions d'eau. Une nouvelle réunion de crise est prévue mercredi.

Juillet 2026, le plus chaud jamais enregistré

Cette situation fait suite à un mois de juillet exceptionnellement chaud et sec. Selon Météo-France, juillet 2026 a été le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré en France et le troisième plus pauvre en précipitations, avec un déficit de pluie proche de 70 % à l'échelle nationale. Deux vagues de chaleur ont marqué le mois : la première, du 4 au 19 juillet, a été la troisième plus longue jamais enregistrée, et la seconde, commencée le 28 juillet, se poursuit encore.

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Des disparités régionales

La situation est particulièrement préoccupante dans les nappes du socle limousin et les calcaires de la Côte des Bar, dans le sud de la Champagne, qui présentent des niveaux qualifiés de « très bas » par le BRGM. La sécheresse des nappes est également « plus dégradée » qu'à la fin juillet 2025, où 44 % des niveaux étaient sous les normales. Toutefois, elle reste moins sévère qu'en 2022, année de sécheresse historique, où 73 % des nappes étaient sous les normales au 1er août.

Des prévisions incertaines

Pour les prochains mois, les prévisions restent « incertaines » et dépendront des éventuelles pluies estivales. Cependant, avec les besoins en eau de la végétation, des températures plus élevées attendues selon les scénarios de Météo-France pour les trois prochains mois et l'augmentation des prélèvements, la vidange des nappes devrait « s'accentuer » en août « sur la quasi-totalité des nappes », prévient le BRGM.

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