La table conchylicole expérimentale solaire, mise à l'eau le 7 juin à Mèze, est de retour à Sète ce mardi 16 juin pour de nouvelles études sur son système d'ancrage dans l'étang de Thau. Ce géant de 48 tonnes a retraversé les canaux en sens inverse pour rejoindre le port de commerce de Sète, où des travaux techniques sont prévus.
Un projet innovant pour la conchyliculture
Cette table est le fruit d'un consortium réunissant le Comité régional de conchyliculture du bassin de Thau (CRCM), la start-up SolarinBlue et le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT). Le prototype doit être déployé en conditions réelles pendant 18 mois, jusqu'en décembre 2027. Le projet, soutenu financièrement par l'État et la Région Occitanie, vise à répondre aux enjeux énergétiques, écologiques et économiques de la filière conchylicole.
Premiers essais concluants mais un ancrage à renforcer
Les partenaires indiquent que les premiers essais ont permis de valider plusieurs points essentiels : le bon comportement de la structure sur l'eau, la faisabilité de mise en exploitation par les conchyliculteurs volontaires, et la cohésion opérationnelle du consortium. Cependant, face aux courants, au vent et aux fonds sableux de l'étang de Thau, le système d'ancrage initial s'est révélé insuffisant pour garantir un maintien en position durable sur toute la durée de l'expérimentation.
Par mesure de sécurité, le consortium a décidé de renforcer l'ancrage. Cette phase de travaux, estimée à plusieurs semaines, nécessite le retour de la table au port de Sète. Les équipes et leurs partenaires scientifiques sont mobilisés pour finaliser la solution d'ancrage et reprendre les opérations dans les meilleures conditions.



