Le week-end arrive et avec lui le temps de la gourmandise. Une brasserie XXL ou un dîner libanais en plein cœur de Paris, une bonne bouteille de rosé de Provence, des bouillons garantis sans viande… Notre sélection food.
Restaurant : la Brasserie Philippe invite la bistronomie à sa table
Après son Café César à Clichy (Hauts-de-Seine), le chef Charles Boixel, 37 ans, reste fidèle à la banlieue de l’ouest parisien qui lui réussit si bien en lançant cette adresse au format XL, de plus de 100 places, à Boulogne. Dans un cadre chic et douillet, il propose, avec son complice le chef Robin Fayet, 31 ans, tous les classiques de la brasserie, du croque-monsieur à la crème brûlée, en passant par la côte de bœuf sauce béarnaise.
La carte recèle aussi des assiettes plus travaillées, qui relèvent du registre bistronomique. On y trouve, par exemple, une délicate tarte aux champignons, une poitrine de cochon confite aux saveurs asiatiques, grâce à la sauce teriyaki et au wasabi (cousin japonais du raifort), ou encore un riz au lait nappé de caramel au beurre salé et de riz soufflé. Un mélange des genres très bien vu.
Brasserie Philippe, 72 ter, route de la Reine, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Au déjeuner et au dîner tous les jours sauf les dimanche soir et lundi soir. Entrées et assiettes à partager de 12 à 19 €, plats de 22 à 55 € et desserts de 12 à 14 €. Formule déjeuner avec un menu en deux étapes à 22,50 € et en trois étapes à 29 €. Carte des vins généraliste et classique (verre dès 6 €).
On y va pour : un menu offert pour un acheté lors de l’opération « Tous au restaurant »
Après neuf ans d’interruption, le leader de la réservation en ligne TheFork relance l’opération « Tous au restaurant ». À partir de ce mardi 26 mai, en réservant sur Tousaurestaurant.fr, il sera possible de profiter, entre le 1er et le 14 juin, d’un menu offert pour un acheté dans plus de 1 000 établissements, du bistrot à la table étoilée.
Parmi les têtes d’affiche, à Paris, les bistrots libanais et la table du chef Alan Geaam, les adresses italiennes de Denny Imbroisi (« Top Chef » 2012) ou la brasserie marine Vive, de Stéphanie et David Le Quellec. En province, rendez-vous à Lyon au bistrot du meilleur ouvrier de France Christian Têtedoie ou, dans les Corbières, chez l’étoilé Gilles Goujon. Un « bon plan » pour se faire plaisir tout en aidant un secteur qui en a bien besoin.
Nos 3 meilleures adresses de cheesecakes basques
- Délicat. Appelée aussi « tarta de queso » au Pays basque, cette tarte sucrée au fromage, dorée sur le dessus, fondante à l’intérieur, est proposée, le week-end, dans une version aussi fine qu’extra, nature, au matcha ou au sésame (dès 6,50 euros la part), à l’excellente pâtisserie de l’Atelier Pages. 11, boulevard de Courcelles, Paris (8e).
- Authentique. Il faut croire que cette spécialité inspire beaucoup les chefs japonais car, dans son très bon bistrot français Les Enfants rouges, le chef Dai Shinozuka régale régulièrement avec une recette hors pair, « comme à Saint-Sébastien » dorée et très crémeuse (15 euros à la carte). 9, rue de Beauce, Paris (3e).
- Frais et léger. Côté français du Pays basque, à son bistrot La Table, le chef Sébastien Gravé confectionne très souvent ce dessert à base de pâte à gâteau basque sablée, d’un mélange de cream cheese et de fromage blanc local, le tout accompagné de fraises entières et en gel (12 euros). 21, quai Amiral-Dubourdieu, Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).
Un produit à dévorer : bouillons Vétéjal, à base d’extraits végétaux fermentés
C’est nouveau : une alternative veggie au bouillon cube. La PME alsacienne Écoidées développe des produits bio, équitables et végans, notamment des bouillons commercialisés sous sa marque grand public Vétéjal, à base d’extraits végétaux fermentés (dès 5,90 euros les 100 grammes). En saveur bœuf, volaille ou crustacés, ils s’utilisent à raison de 20 grammes de poudre par litre de liquide. Pratique et sain. En magasins bio et sur l’e-shop Vegastronomie.com.
Le vin de la semaine : Château de Pibarnon, bandol rosé 2024, 28 €
On aime reprendre la route qui serpente vers le sud depuis le village de La Cadière-d’Azur, en direction de Bandol (Var). Au loin, on entrevoit la mer et, tout autour, les parfums nous envoûtent déjà, chargés d’essences de pin, de cyprès ou de chêne vert, de laurier-rose et d’olivier. Aller au château de Pibarnon est un enchantement. On y redécouvre des bouteilles que l’on a aimées, dans toutes les couleurs, des cuvées emblématiques, comme Les Restanques ou L’Epidaure, au nez délicat d’épices et de réglisse. Et puis il y a ce vin qui vous régale tout l’été, l’emblématique rosé du château à la robe rose saumoné, assemblage de cinsault, qui apporte du gras et du fruit, et de mourvèdre. Le millésime 2024 est encore un peu jeune, mais sacrément prometteur : on l’imagine déjà avec quelques poissons grillés issus de la Méditerranée, toute proche.



