Petit Navire lance une opération de tests indépendants pour rassurer les consommateurs
Depuis octobre 2024, la marque Petit Navire fait face aux conséquences d'une enquête menée par les associations BLOOM et Foodwatch. Cette enquête a révélé que 10 % des boîtes de thon analysées dépassaient les seuils autorisés en mercure par l'Union européenne (UE). Immédiatement après la publication de ces résultats, les ventes de la marque ont enregistré une baisse significative de 2 %, mettant en lumière les préoccupations des consommateurs quant à la sécurité de leurs produits.
Une initiative pour restaurer la confiance
Pour répondre à ces inquiétudes, Petit Navire a lancé une opération inédite, rapportée par RMC Conso. À partir du mardi 24 mars et jusqu'au 5 mai, la marque propose aux consommateurs de faire tester leurs boîtes de thon par un laboratoire indépendant. Cette initiative vise à offrir une transparence totale et à rassurer le public sur la qualité des produits.
L'opération est limitée aux 1 000 premiers inscrits, avec la plupart des produits Petit Navire éligibles. La liste complète des articles pouvant être testés est disponible en ligne. Pour participer, les consommateurs doivent acheter une boîte, conserver le ticket de caisse et remplir un formulaire dédié.
Procédure de test et résultats attendus
Une fois inscrits, les participants reçoivent une étiquette de transport préaffranchie pour envoyer leur produit emballé par voie postale dans un délai de sept jours. Les échantillons sont acheminés vers le laboratoire Labexia, situé à Quimper dans le Finistère. Ce laboratoire indépendant effectuera des analyses pour vérifier la teneur en mercure de chaque boîte.
Pour rappel, le seuil maximal fixé par l'UE est de 1 mg de mercure par kg de thon. Les consommateurs recevront les résultats des tests ainsi que le remboursement du produit dans un délai d'un mois, renforçant ainsi l'engagement de la marque envers la satisfaction client.
Contexte : les risques du mercure dans le thon
L'enquête d'octobre 2024 avait mis en évidence des concentrations alarmantes, avec une boîte de thon Petit Navire affichant près de 4 mg de mercure. Le méthylmercure, dérivé présent dans l'alimentation, est classé comme neurotoxique par l'Anses et comme cancérogène possible par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC).
Le thon, en tant que prédateur en fin de chaîne alimentaire marine, peut accumuler du mercure en consommant des proies contaminées, expliquant ces niveaux élevés. Suite à la publication de l'enquête, Petit Navire avait assuré que ses produits étaient sûrs et testés mensuellement, tout en critiquant les méthodes utilisées par les associations.
Cette nouvelle opération de tests indépendants représente donc une étape cruciale pour Petit Navire dans sa volonté de redonner confiance aux consommateurs et de démontrer son engagement envers la sécurité alimentaire et la transparence.



