Dans un récit autobiographique publié dans M, le magazine du Monde, l'auteur raconte son enfance à la campagne, où l'élevage des lapins faisait partie du quotidien. « Nous allions nourrir et caresser les lapins dans le clapier des voisins avant de choisir celui que nous allions manger, sans états d'âme », écrit-il.
Une relation ambivalente avec les animaux
L'auteur décrit la tendresse qu'il éprouvait pour ces animaux, qu'il nourrissait et caressait régulièrement. Pourtant, cette affection n'empêchait pas de les tuer pour les manger. « C'était ainsi, à la campagne. On aimait les bêtes, mais on les mangeait aussi », explique-t-il.
Le rituel de l'abattage
Le moment venu, le voisin venait chercher le lapin choisi. L'auteur se souvient du bruit sec du coup de fusil, puis du silence. « On ne pleurait pas. C'était la vie. On savait pourquoi on élevait ces lapins. »
Une éducation à la dure réalité
Ce témoignage illustre une époque où la mort faisait partie de la vie quotidienne. Les enfants apprenaient tôt que la nourriture ne venait pas du supermarché. « Aujourd'hui, on cache la mort. Mais à l'époque, on la voyait, on la vivait. »
Un contraste avec notre époque
L'auteur note le contraste avec la société moderne, où la viande est déconnectée de son origine animale. « Mes petits-enfants ne savent pas d'où vient le poulet. C'est une perte de conscience. »
La transmission d'un savoir-faire
Ce récit est aussi un hommage aux campagnes et à leurs traditions. L'auteur insiste sur l'importance de transmettre ce lien avec la nature et les animaux. « Il ne s'agit pas de nostalgie, mais de mémoire. »
En conclusion, l'article offre une réflexion sur notre rapport à la nourriture et à la mort, à travers le prisme de l'enfance et de la vie rurale.



