Le nettoyage annuel du brise-lames de Sète, organisé par l'association Project Rescue Ocean, passe désormais à une fréquence biennale. Une décision que Samir El Mokkedem, pilier de l'association, qualifie de positive, même si la vigilance reste de mise.
Une amélioration significative
Samir El Mokkedem explique que cette évolution reflète les progrès accomplis : « L'an dernier, on a encore ramassé 350 kg de déchets, mais ce n'est plus ce que c'était il y a cinq ans. » À l'époque, l'opération mobilisait 200 personnes et permettait de collecter jusqu'à 2 tonnes de déchets. Aujourd'hui, l'effort collectif porte ses fruits.
Des ressources mieux utilisées
Le passage en biennale permet de réduire l'empreinte carbone et les coûts logistiques. « On n'a plus besoin de faire venir 200 personnes, ça coûte de l'argent et c'est une logistique de fou », souligne le militant. L'association préfère concentrer ses forces sur des sites plus prioritaires.
Un travail de longue haleine
Samir El Mokkedem voit dans cette évolution le signe que le travail paie. « Quand vous passez de 2 tonnes à 350 kg en cinq ans, c'est que les efforts sont faits. » Le port, la ville et l'agglomération mettent les moyens, et les mentalités évoluent. Les entreprises suivent également le mouvement.
De nouvelles priorités
L'association prépare une opération sous-marine inédite pour septembre prochain, avec des plongeurs, sur un site cher aux Sétois. Des partenaires sont encore recherchés. Parallèlement, Project Rescue Ocean continue de sensibiliser dans les écoles et de veiller sur la zone Natura 2000, notamment pendant la période de nidification des oiseaux.
La mobilisation ne faiblit donc pas, mais elle s'adapte pour être plus efficace et ciblée.



