Un appel à la résistance
À l'occasion de l'ouverture du 79e Festival de Cannes, 600 professionnels du cinéma ont publié une tribune dans laquelle ils appellent à résister à l'emprise de Vincent Bolloré sur le secteur. Ce texte, intitulé « Pour un cinéma libre et indépendant », dénonce les pratiques du groupe Vivendi, propriétaire de Canal+, et de ses ramifications dans l'industrie cinématographique française.
Les signataires
Parmi les signataires figurent des réalisateurs, producteurs, comédiens, techniciens et distributeurs. Ils représentent une large palette du cinéma français, du cinéma d'auteur aux productions plus commerciales. Le collectif affirme que la concentration des médias entre les mains de quelques-uns menace la diversité culturelle et la liberté de création.
Les griefs contre Bolloré
La tribune pointe du doigt plusieurs aspects de l'influence de Vincent Bolloré : la mainmise sur les chaînes de télévision, les plateformes de streaming et les sociétés de production. Les signataires estiment que cette concentration conduit à une uniformisation des contenus et à une pression accrue sur les créateurs pour privilégier des projets rentables plutôt qu'originaux.
Ils dénoncent également les méthodes de gestion de Bolloré, notamment les restructurations brutales et les suppressions de postes dans les filiales de Vivendi. Selon eux, cela fragilise l'écosystème du cinéma français, déjà mis à mal par la crise du Covid-19 et la concurrence des géants américains du streaming.
Un appel à la mobilisation
Le collectif appelle les pouvoirs publics à agir pour garantir la diversité et l'indépendance du cinéma. Il demande notamment un renforcement des lois anti-concentration et une meilleure régulation des plateformes numériques. Les signataires invitent également l'ensemble des professionnels du secteur à se mobiliser lors du Festival de Cannes pour faire entendre leur voix.
Cette initiative intervient alors que Vincent Bolloré est au cœur de plusieurs controverses, notamment son rôle dans la restructuration de Canal+ et ses projets d'acquisition dans le secteur des médias. Le Festival de Cannes, qui s'ouvre ce mardi, devrait être le théâtre de débats animés sur l'avenir du cinéma français.



