Marche des fiertés maintenue malgré l'annulation municipale à Faches-Thumesnil
Marche des fiertés à Faches-Thumesnil : 550 participants

Des drapeaux arc-en-ciel, de La France insoumise, du Mouvement des jeunes communistes, de la Ligue des droits de l'homme ou encore d'Amnesty International flottaient dans le cortège. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Faches-Thumesnil (Nord), dans la banlieue de Lille, pour une marche des fiertés à l'initiative d'un collectif local. La marche avait été annulée par la municipalité divers droite, qui a invoqué des contraintes logistiques.

Un rassemblement malgré l'annulation

La marche a rassemblé 550 personnes selon la préfecture du Nord. « On n'est pas le problème, votre politique si » ou encore « Brice, t'es pas de Nice mais tu nous les casses », pouvait-on lire sur des pancartes.

Le drapeau arc-en-ciel retiré de la mairie

Cette 6e édition avait été annulée par le maire divers droite de la commune, Brice Lauret, élu en mars après avoir battu le maire sortant insoumis Patrick Proisy. Le nouvel édile a également fait retirer du fronton de la mairie le drapeau arc-en-ciel LGBTQIA+ installé par son prédécesseur.

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« On a voulu nous empêcher de manifester. Le prétexte logistique est complètement faux, le dossier avait été préparé en amont ! C'est de l'homophobie déguisée », estime parmi les manifestants La Dita Rosa, artiste drag à Roubaix. Cette décision « est une honte pour la liberté », pour Marie, auxiliaire de petite enfance de 52 ans.

Des délais d'organisation « trop courts »

Dans un message publié sur Instagram, le collectif Lille Pride, organisateur de cette marche autorisée par la préfecture, a estimé que ces décisions ne faisaient « qu'alimenter un contexte national et international de hausse des violences à l'encontre des personnes LGBTQIA+ ».

La Ville soutient de son côté ne pas avoir annulé cet événement « de son propre chef ». Selon la mairie, cette marche était coorganisée avec la commune voisine de Ronchin, qui « nous a informés » le 14 avril « de son obligation de décliner la marche des fiertés », invoquant des délais d'organisation « trop courts ».

À « dix jours de l'événement, la ville de Faches-Thumesnil ne pouvait assumer seule » les « impératifs de sécurité et de logistique ». Il s'agit d'un motif « purement organisationnel », a-t-elle ajouté.

« Harmoniser l'affichage »

Concernant le retrait du drapeau arc-en-ciel, la municipalité « a souhaité harmoniser l'affichage pour respecter le cadre légal de neutralité des édifices publics, avant les commémorations du 8 mai » et se défend « d'un acte politique dirigé contre une communauté ».

De son côté, le préfet du Nord a condamné « fermement » les « menaces et intimidations » visant le maire, survenues après la médiatisation de l'affaire.

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