La Ponche Cha Cha Cha : un retour à la fête authentique à Saint-Tropez
La Ponche Cha Cha Cha : fête authentique à Saint-Tropez

« Stop à la fête préfabriquée ! » Tel est le cri de ralliement d'Olivier Le Quellec, qui veut réinstiller ce samedi 9 mai, via un événement populaire, l'esprit de partage qui animait le village de ses « héros » d'enfance.

Un rendez-vous pour retrouver l'âme des festivités

L'heure du rendez-vous approche. Ce samedi 9 mai à partir de 19 heures, place de l'Hôtel de Ville, va naître un moment à part. Ou plutôt « renaître ». Son nom ? La Ponche Cha Cha Cha. Une fête ouverte à tous, où seul l'esprit de partage compte ! Un événement placé sous une bonne étoile puisque son nom n'est autre qu'une référence au célèbre hôtel qui jadis accueillit dans une même insouciance le tout Saint-Germain-des-Prés - de Sagan à Gréco - puis les équipes de « Et Dieu… créa la femme » avec sa tornade BB. Mais aussi aux années 60 et le fameux Épi Cha Cha à Pampelonne, issu de l'Epi-Plage créé en 1959 par l'industriel Albert Debarge et Jean Castel, pour en faire un lieu de fête et de musique, transfuge des nuits parisiennes.

Retrouver folie et spontanéité

À la barre, une figure tropézienne qui porte à bout de bras cet héritage tout en voulant recréer une manifestation populaire qui fédère. Olivier Le Quellec. Épris d'un Saint-Tropez cher à son cœur d'enfant, l'homme de Transacmer Immobilier cite les noms des Toto Sarraquigne, la famille Serra, Boix, Delpui, Fuchs et Le Quellec bien sûr… Ces hérauts d'un temps où chaque début de saison, les figures du village se réunissaient place du marché pour festoyer, entraînant dans leur sillage habitants, visiteurs, propriétaires de résidences secondaires et amoureux d'un certain art de vivre pour une saine et joyeuse farandole de l'amitié. Un esprit prolongé par les Giraud, Barclay, De Colmont et autres Jacqueline Veyssière…

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« Tous ces gens incarnaient la folie, la créativité, une certaine spontanéité… Ce n'était pas forcément la perfection mais cela générait une affection pour notre village. Les personnalités de l'époque ne créaient pas des établissements pour gagner du fric mais pour vivre ici ! Dans les années 2000, d'autres leaders ont pris le pas, talentueux également, mais avec l'obsession de la perfection absolue… C'est à ce moment-là qu'a été globalisé le lifestyle tropézien, copié dans le monde entier et perdant toute originalité… », amorce Olivier Le Quellec.

Louer des bouteilles juste pour paraître

La mutation durera une dizaine d'années avant l'étape suivante… « Puis sont arrivés les grands groupes qui ont carrément préfabriqué la fête en poussant les curseurs dans le spectaculaire et l'artificiel à la seule fin du tiroir-caisse… Aujourd'hui, certains louent même des bouteilles sans les consommer, juste pour paraître et en jeter plein la vue ! Notre belle clientèle est fatiguée de cette « perfection » factice. J'entends dire : « Nous sommes noyés dans une faune qui fait semblant de s'amuser »… Dans ce contexte, ils ne viendront plus à Saint-Tropez. D'où cette volonté d'impulser, sans me prendre aucunement pour un nouvel organisateur de fête, un retour à la découverte et à l'originalité avec toutes les imperfections que cela peut comporter. La Ponche Cha Cha Cha est là pour incarner cela ! », plaide le jeune sexagénaire.

Une sorte de revival organisé « sans calcul », en ouverture mais également de retour en fermeture de saison, pile au moment des Voiles, autre belle survivance d'un art de la fête à la tropézienne. « Parce que l'essentiel n'est pas ce que l'on montre, mais ce que l'on vit ! », conclut Olivier.

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Créer l'étincelle qui va se propager

Le rendez-vous de samedi, organisé avec la bénédiction de Mme le maire Sylvie Siri, compte près d'une trentaine de partenaires locaux. Le Café des Arts, La Pesquière/Mazagran, Fuchs, Le Caprice des deux, BanH-Hoï, La Ponche…, mais aussi Cyril Lignac ou la maison Ricard. Tous ont contribué au buffet public. « J'en ai parlé autour de moi. Séduites par la démarche, des adresses du cœur historique, de la Ponche à la place des Lices, se sont mobilisées en apportant vins, champagne, etc. Les retours ont même été au-delà de mes espérances et je ne doute pas que cela fasse effet boule de neige d'ici à la prochaine édition ! », s'enthousiasme Olivier Le Quellec qui attend entre 300 et 400 personnes pour cette première. Un DJ sera également présent. Et ensuite s'il y a l'étincelle… tout est envisageable !