À Garéoult, des élèves organisent une friperie solidaire contre la fast fashion
Garéoult : des élèves lancent une friperie anti-fast fashion

Une friperie solidaire dans la cour de l'école Pierre-Brossolette

À Garéoult, dans le Var, les élèves de l'école élémentaire Pierre-Brossolette ont pris les choses en main pour lutter contre la fast fashion. Mardi 5 mai 2026, une classe de CM1-CM2 a organisé sa propre friperie solidaire dans la cour de l'établissement, ouverte aux familles et aux habitants. L'objectif : sensibiliser au recyclage textile et à la consommation responsable, après plusieurs mois de travail pédagogique sur le sujet.

Des élèves mobilisés contre la mode jetable

« Mesdames et messieurs, friperie solidaire, maximum 10 euros ! » Les jeunes vendeurs ont joué le jeu avec enthousiasme, attirant les visiteurs à la sortie de l'école. Pauline et Eden, 10 ans, tiennent un stand d'accessoires et expliquent : « On voulait montrer aux autres que c'est important d'acheter d'occasion et arrêter de jeter. » Elles connaissent désormais bien les notions de fast fashion, consommation responsable et seconde main. « La fast fashion, ce sont des vêtements pas chers, mais derrière, des gens travaillent et sont mal payés », ajoutent-elles, citant spontanément des enseignes comme Primark, Temu ou Shein.

Le projet, mené avec leur enseignante Corinne Raffin et l'association Green concept environnement, a permis aux élèves de prendre conscience de l'impact environnemental de l'industrie textile. « Très peu connaissaient ce phénomène au départ, explique Corinne Raffin. Et surtout, ils n'imaginaient pas l'impact environnemental. Entre l'eau nécessaire pour fabriquer un jean ou le trajet des vêtements avant d'arriver en magasin, ça les a vraiment marqués. »

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Une collecte de vêtements pour financer des projets scolaires

Depuis octobre, les élèves ont collecté, trié et classé des centaines de vêtements avec l'aide des familles. Habits pour bébés, enfants et adultes, chaussures et même déguisements étaient proposés à petits prix. Les fonds récoltés doivent financer les projets de l'école, notamment une classe découverte, un projet musique et un spectacle de cirque. Les vêtements invendus seront redistribués dans des bornes de recyclage textile installées avec le soutien de Green concept environnement.

Une faible mobilisation des parents

Malgré l'investissement des élèves, les visiteurs se sont faits rares. Une heure après l'ouverture, seules quelques familles avaient franchi le portail. Une situation qui n'a pas totalement surpris l'enseignante : « On a beaucoup de mal à mobiliser les parents et les familles. C'est dommage parce que les enfants se sont donnés à fond. Ils ont trié les vêtements sur leur temps de pause, ils sont restés motivés jusqu'au bout. »

Certains parents présents ont salué l'initiative. Stévina, venue avec sa fille Annabelle, 11 ans, a déclaré : « C'est chouette qu'on puisse recycler les vêtements au passage et que les enfants en apprennent plus sur cet enjeu écologique. » Malgré la faible affluence, les jeunes vendeurs n'ont jamais perdu leur enthousiasme, continuant à lancer leurs appels dans la cour : « Friperie solidaire, maximum 10 euros ! »

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