Produit de saison, local, en abondance grâce à une météo favorable et donc bon marché cette année, la fraise offre de nombreux atouts nutritionnels. Particulièrement là où on ne l’attendait pas ! C’est le fruit emblématique du printemps et indéniablement le préféré des enfants qui le mangent comme un bonbon. Les ménages français consomment en moyenne 3,3 kilogrammes de fraises par an et il s’en est produit près de 72 000 tonnes en France en 2025. Selon le réseau des chambres d’agricultures, le Sud-Ouest constitue le premier bassin de production, essentiellement en Lot-et-Garonne, en Dordogne et en Gironde et ce malgré les intempéries qui ont fait des dégâts sur ces terres agricoles en février dernier. Et même si les plus connues se nomment gariguette, ciflorette ou charlotte, il en existe 35 variétés.
Un petit fruit peu sucré et peu calorique
Installée à Roquefort en Lot-et-Garonne, premier département producteur en France, la diététicienne Justine Béguerie a justement choisi la fraise comme logo. « La fraise est gourmande, douce, colorée, idéale pour ma profession, afin de montrer qu’on peut allier plaisir, saveurs, gourmandise et santé », explique-t-elle. « Car la fraise est une alliée pour la santé », résume Justine Béguerie. Pourquoi ? « D’abord la fraise est très peu calorique – elle contient 35 kilocalories pour 100 grammes – et très peu sucrée – environ 6 % de glucides selon les variétés. C’est ce avec quoi on les associe, à savoir le sucre ou la chantilly, qui pose problème et rajoute des calories », rappelle la diététicienne. « Tout dépend aussi la quantité de fruits consommée. Il vaut mieux se restreindre à 150 grammes par prise et ne pas enchaîner deux barquettes ! Car cela reste un apport en sucre. »
Plus de vitamine C que dans l’orange !
Autre avantage, la fraise est essentiellement constituée d’eau. « À 90,3 %, confirme Justine Béguerie. Ce pourcentage joue un rôle central dans l’hydratation du corps or on sous-estime souvent l’apport hydrique des fruits et légumes. » La fraise regorge également de vitamine C, reconnue pour renforcer le système immunitaire et pour être un antioxydant puissant. « Le kiwi, le persil et le poivron restent par exemple mieux dotés, mais ce fruit rouge contient plus de 54 mg de vitamine C pour 100 grammes. » C’est plus que l’orange pourtant réputée pour sa richesse en vitamine C alors qu’elle ne contient « que » 47 mg.
Les femmes enceintes ont besoin de ses vitamines B9
Et ce cliché qui voudrait que les femmes enceintes aient des envies soudaines de fraises entre autres désirs/plaisirs alimentaires compulsifs ? « Elles ont surtout besoin de vitamine B9, également appelée folate », explique Justine Béguerie. La fraise en est riche. Elle sert notamment au renouvellement des cellules, à la synthèse de l’ADN et la formation des globules rouges. Elle est donc conseillée aux femmes enceintes qui auraient tort de s’en priver ! »
Plus de fibres que dans les pommes !
La fraise, c’est aussi du potassium qui joue un rôle dans la régulation de la pression artérielle, des polyphénols antioxydants et, peut-être plus surprenant : des fibres. « 3,8 grammes pour 100 grammes de fruits, ce n’est pas rien et c’est plus que la pomme par exemple », souligne la diététicienne. « Cela apporte avant tout un effet de satiété et, en régulant le transit, joue un rôle pour un bon état du microbiote intestinal. » La diététicienne conseille de les déguster crues pour profiter de tous leurs minéraux et vitamines.



